Mes Everest : Natacha, François Béranger

François Béranger

Natacha
Ton nom est déjà un voyage
A quoi bon dépenser nos sous
A partir et pour où
A partir
J’aime mieux les rivages ombreux
De notre grand lit aux draps bleus
Où l’on découvre des merveilles
Natacha
Ton ventre est une plaine à blé
Où le Lion court après la Vierge
Dans le soleil de Juillet
Et la plaine
Quand elle finit c’est pour venir
Caresser des montagnes douces
Où je cueille des fruits délectables

Natacha après les monts après les plaines
On arrive dans un pays
Où les mots ne peuvent plus rien dire
Un pays
Où je crois voir ton visage
Avec ta bouche qui s’entrouvre
Avec tes yeux qui cherchent l’ombre
Natacha
L’air que je respire est le tien
Je me baigne dans les grands flots
De tes cheveux abandonnés
Nos navires
Selon le temps selon la mer
Vont calmement ou bien se brisent
Mais c’est toujours pour le plaisir

Natacha

En toi je fais de longs voyages
Les plus beaux les plus délectables
Il me semblait que toi aussi
Tu t’en vas
Tu t’en vas faire le tour du monde
Le vrai cette fois avec des trains
Des Boings, des machs des turbines
Natacha
Je crois bien que tu reviendras
Non pas que je sois prétentieux
Mais nos voyages c’était bien mieux
A partir
J’aime mieux les rivages ombreux
De notre grand lit aux draps bleus
Où l’on découvrait des merveilles

3 commentaires sur “Mes Everest : Natacha, François Béranger

  1. Ca y est! Il fallait bien que je remue mes années de 30 ans lorsque Béranger nous a offert ce cadeau … J’attendais ma fille qui a 49 ans à présent … J’ai repris les disques 33 tours … Un à un je les réécoute … Quoi ! La nostalgie viendrait-elle caresser mes neurones ??? … C’est vraiment un sacré moment de vie où je chantais et me noyais dans les mots de Ferré, de Ferrat, de Béranger avec son « Internationale … Marc Ogeret … Mikis théodorakis et bien d’autres … Vois-tu ces disques sont là, s’endormaient … se mouraient devrai-je dire … Lorsque nous seront passés à l’Orient Éternel … Ils passeront aussi à la casse … Alors avant que ce jour ne vienne … Je te dis merci de m’avoir rappelé que j’avais encore à réécouter ces trésors. Bref j’étais, nous étions un cas pathologique … Je reste un cas anachronique !!!

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