Mes Everest : Eh Basta, Léo Ferré

Il est, en poésie, mon maître absolu, cet Everest que je regarde avec respect et fascination….Eh Basta est un de ces textes qui me mettent la chair de poule….

Je ne vais tout de même pas te raconter comment et pourquoi j’écris des chansons, non ?
C’est comme ça ! Ma main sur le clavier de mon piano est reliée à un fil et ça marche. Je suis « dicté ». J’ai un magnétophone dans le désespoir qui me ronge et qui tourne et qui tourne et qui n’arrête pas. Alors je copie cette voix qui m’arrive de là-bas, je ne sais, qui m’arrive, en tout cas, et je la reconnais chaque fois. ça fait comme un déclic et ça se déclenche.
Je suis le porte-parole d’un monde perdu, présent pour moi, d’un monde auquel vous n’avez pas entrée parce que si tu y entres, dans ce monde, tu perds pied et deviens inédit. Ton foie, tes poumons, ton sexe, tout ça est à toi.
Ta tête, non. Si tu es fou, alors viens dans mes bras. Je t’aime.

4 commentaires sur “Mes Everest : Eh Basta, Léo Ferré

    1. En effet…Et je suis d’accord avec vous, beaucoup n’ont de Ferré qu’une représentation fabriquée par les convenances poétiques musicales. Il mérite amplement qu’on soit quelques uns à considérer qu’il fût et qu’il reste l’un des plus grands sinon le plus grand…Merci en tout cad

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