Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater, tous les murs sont debout…suite et fin….

Il ne voyait plus que des cartes d’identité

Et il avait vendu la sienne

Au satyre des bois

Il avait commencé à temporiser des gouttes d’horreur

A jouer une mélodie du malheur

Avec des cordes pendues

Pour des oreilles d’adoption

Qui se cramponnent sur les murs de sa cellule d’apparence

Il avait attrapé la maladie

Similitude de sa ressemblance

Comme les autres

Il était comme les autres

Quand il vit son miroir devenir la foule

Des solitaires qui se tenaient par le bout du sourire

Il eut peur

Il se vit nu

Vieux

Au milieu d’une mare aux cloportes

Il se sentait différent

Et se voyait identique

Il en mourut

Et les autres le lui pardonnèrent

Parce qu’eux aussi ils mourront

Avant qu’on ne l’oublie

Dans le cercle restreint

Des ceux qui le voyaient

S’enflammer sur la négation

Des ratés

Sur la lâcheté

Des entraîneurs de foire à sexualité

Il avait écrit des pleines pages

Du même mot

En rêvant à elle

Et sa répétition

Devenait

Un sanglot entrecoupé

De crachats

A la face

Des faux indifférents

Qui lui avaient offerts des lauries

Il n’avait jamais dit au revoir

Il disait Adieu

Pour montrer qu’il avait peur

Comme les autres

Et il en était mort

Comme les autres…

Ecrit pendant l’année 1979

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