
Mélancolie, ô ma colombe
A l’œil tendre, à la plume grise,
Toi qui me suis quand le jour tombe
Vers l’étang que la lune irise ;
Toi qui becquètes mon bras frêle
Comme une sœur encore mutine
Et dont le baiser me rappelle
L’ongle pointu d’une main fine.
Je suis née au milieu du jour,
La chair tremblante et l’âme pure,
Mais ni l’homme ni la nature
N’ont entendu mon chant d’amour.
Depuis, je marche solitaire,
Pareille à ce ruisseau qui fuit
Rêveusement dans les fougères
Et mon cœur s’éloigne sans bruit.
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