Mes Everest : Louis Aragon…

LE CIEL COMME UN ARBRE FRISSONNE

Le ciel comme un arbre frissonne

La mer n’est qu’un reflet bleuté

Je ne suis le fils de personne

L’hiver mes amours et l’été

passent repassent l’heure sonne

aux galets de l’éternité

C’est mon cœur que j’avais jeté

Comme on danse l’enfant ricane

Il n’a pas d’autres sentiments

L’aventure est ma bonne canne

Comme nous voilà déments

Chère fille ma blonde arcane

Reconnaîtrais-tu tes amants

lls ont des regards de marine

Et leur cœur est une terrine

Texte publié dans « Littérature » 1929


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