Mes Everest, Andrée Chedid…

Tu es radeau dans l’éclaircie

Tu es silence dans les villes

Tu es debout

Tu gravites

Tu es rapt d’infini

Mais tel que je suis

que j’écris que je tremble

Je te sais parfois

refroidi de toi-même

quand les fables et le sel t’ont quitté!

Je te sais
Tantôt mutilé
Tantôt espace
Tantôt épave
Ou illumination

Je te sais

disloqué par les parcelles du monde

Mais je te sais

De face

Dans la forge de ton feu.

Mes Everest : Andrée Chedid

Ce qui assemble

Épelons

La frange des mondes
Le lieu de nos moissons
L’amour qui aiguise l’âme
Le poème-horizon

L’arbre qui requiert clarté
L’axe de mort où tout gravite
L’aurore
L’aurore en liberté

Cherchons Épelons
Disons ce qui assemble :

Cet âtre au fond des labyrinthes
Ce battement des univers.

Mes Everest : Andrée Chedid, ce que nous sommes…

Tu es radeau dans l’éclaircie

Tu es silence dans les villes

Tu es debout

Tu gravites

Tu es rapt d’infini

Mais tel que je suis

que j’écris que je tremble

Je te sais parfois

refroidi de toi-même

quand les fables et le sel t’ont quitté!

Je te sais
Tantôt mutilé
Tantôt espace
Tantôt épave
Ou illumination

Je te sais

disloqué par les parcelles du monde

Mais je te sais

De face

Dans la forge de ton feu.