
Je connais des matins
Je connais des matins devenus fous d’étendue
de désert et de mer.
Ne pouvoir prétendre à la moindre trace.
Etre un monastère de vie et un besoin d’air
dans l’épaisseur fumante de midi.
Enseigner aux algues, aux poissons,
la douceur et la folie
de l’homme, son histoire insensée
pour les faire rire le soir dans l’encre opaque
des poulpes effrayés.