Sourires au conseil des ministres : suite et fin….

Enfin, oui enfin, j’ai mis un point final à cette nouvelle que j’avais commencée un peu par jeu, je vous l’avais proposée par épisode, 13 si je ne me trompe pas, et j’hésitais pour la chute, pour la fin. Exercice difficile, il m’a fallu du temps, mais je suis heureux du résultat. Je vous propose donc d’abord cette fin que peut-être certains attendaient… Et dans la foulée je publie en un seul bloc la totalité de la nouvelle… Pour en faciliter la lecture..

« Il faut vivre, c’est tout, c’est simple et surtout c’est suffisant ! »

« Ce que je vais vous raconter, vous décevra, j’en suis convaincu. Je le comprendrais tout à fait. Les événements que vous avez vécus, ces dernières heures, sont hors normes. Et vous vous attendez à de l’incroyable, de l’extraordinaire, du sordide peut-être. Oui je le répète : je vais vous décevoir, tous, surtout toi ma chère Frédérique.

Au passage, je dois vous le dire, je ne suis pas étonné de vous voir ici, vous, mes cinq préférés. Je le savais parce que je vous ai choisis : vous n’êtes pas des imposés, des convenus. Vous êtes des hommes et des femmes à qui il reste encore, de la lumière derrière les yeux. Mais oui je vais vous décevoir. C’est vrai que ce matin, au réveil, je n’avais pas d’autres intentions que celle que je vous ai annoncée quand j’ai interrompu le conseil des ministres. Je voulais tout simplement proposer une promenade destinée à donner à chacun le sourire. Ce sourire que j’avais ce matin, dans le parc, tellement touché par la lumière du soleil encore bas à travers les feuillages, tellement ému par la fraîcheur persistante de la nuit. Ce matin j’ai souri, et j’ai pensé à mon père qui me répétait tous les jours, oui tous les jours, que tout est simple, que tout est facile.

  • Il faut vivre, c’est tout, c’est simple, et surtout c’est suffisant !

J’ai pensé à mon père parti si tôt, mon père que je n’ai jamais oublié. Et ce matin je me suis souvenu de cette belle forêt ou grand père m’emmenait, pour me sortir de la tristesse dans laquelle le départ de papa m’avait plongé. Comme je vous l’ai expliqué, je suis revenu ici, il y a trois mois, je suis revenu un jour où je n’en pouvais plus, j’ai marché seul, j’avais demandé à Maurice mon garde du corps d’attendre dans la clairière, celle ou l’autocar doit encore être stationné. J’ai marché seul et j’ai pleuré, puis, je me suis souvenu, des paroles de papa.

  • Il faut vivre, c’est tout, c’est simple, et surtout c’est suffisant !  

J’ai marché et je suis arrivé ici, devant cette petite maison. J’ai frappé, et France m’a dit d’entrer, elle m’a reconnu bien sûr. Tout le monde connait le président de la république, même France qui n’a pourtant pas la télévision. France a tiré une chaise, celle où je suis assis aujourd’hui et m’a dit de m’asseoir. Sans rien dire, elle m’a apporté une assiette fumante. J’ai mangé avec appétit. C’était bon, c’était chaud. Elle s’est assise en face de moi et m’a regardé. Elle souriait. J’étais bien. Je me suis levé. Elle aussi. Nous nous sommes approchés l’un de l’autre ; j’allais lui parler. Il fallait que je lui parle. Il le fallait. Lui dire, lui dire que, je ne sais pas, je ne savais, je cherchais, mon cœur battait fort.  Doucement elle m’a fait signe de ne rien dire. Et France, France que je suis heureux de vous présenter ce soir m’a alors simplement dit.

  • Ne dis rien, il faut vivre, c’est tout, c’est simple et surtout c’est suffisant !  

FIN, le 7 décembre 2019

3 commentaires sur “Sourires au conseil des ministres : suite et fin….

  1. J’aime beaucoup cette fin, pleine de beaux sentiments et de simplicité ! Il me manque peut être le rapport à la vie politique, que va t’il en faire ce président de cette jolie phrase ? Mais j’ai adoré votre nouvelle 🙂

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