Mes Everest : la lettre, Léo Ferré…

Ton ombre est là, sur ma table 
Et je ne saurais te dire comment 
Le soleil factice des lampes s’en arrange 
Je sais que tu es là et que tu 
Ne m’as jamais quitté, jamais 
Je t’ai dans moi, au profond 
Dans le sang, et tu cours dans mes veines 
Tu passes dans mon cœur et tu 
Te purifies dans mes poumons 
Je t’ai, je te bois, je te vis 
Je t’envulve et c’est bien 
Je t’apporte ce soir mon enfant de longtemps 
Celui que je me suis fait, tout seul 
Qui me ressemble, qui te ressemble 
Qui sort de ton ventre 
De ton ventre qui est dans ma tête 


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