Matinales…

A l’ombre de son profond sommeil

Le peuple des résignés

Cherche une belle excuse

J’étais occupé à m’aimer

J’étais occupé à partager mes bouts de rien

J’étais occupé à cherche une prochaine victime

Il est trop tard a répondu le monde à l’agonie

Il est trop tard pour lever la tête

Il est trop tard pour les larmes glacées

Il est trop tard pour se faire pardonner…

Matinales…

Il faut se rendre à l’évidence

Les lignes droites ont disparu

Fatiguées

Elles se sont courbées

Pour entendre les murmures des coins de ciel  

Rien n’est à souligner

Il est inutile d’insister

Il faut se laisser dériver

On finira bien par rêver

Matinales…

Courbé, visage fermé
Je portais encore sur les épaules rentrées
L’infâme poids d’une nuit
Au sommeil délabré
Impatient, le pas traînant
J’ai tiré le long rideau de ma lourde insomnie
Le beau matin est arrivé
Dans un fragile bleuté
De bords mauves éclairés

Matinales…

Regarde homme pressé

Au cadran des belles surprises

Il est l’heure de l’étonnement

Sur la lente pente des minutes molles

Un clin d’œil s’est invité au croisement

Des impatiences et soulagements

Il te raconte en riant

Une belle histoire de rimes sans fin

Matinales…

Je file grand vent sous les brumes bleues
Du vieil océan des hivers paresseux
Et je glisse sur les plaques de froids
Aux longues lames d’acier trempé

Matinale…

Dans le grinçant fracas d’une presque nuit
Flotte des embruns humides aux angles rouillés
A l’heure des longues fatigues
Mauves, bleues ou rousses
Les villes se ressemblent
Leurs plaies sont ouvertes
Goutte à goutte
Roulent sur le pavé luisant
Les larmes des vaincus oubliés
Un homme est là raide de silence
Il attend
Mémoire en friche
Il attend
Un sourire de l’aimée

Matinales…

Attendre la beauté au tournant

Se taire pour la surprendre

On vous dit qu’elle approche

Elle vient de si loin

Son pas hésite

Son clair regard vous transporte

Vous le sentez

La joie est là

Vous verrez elle rougira

Ne dites rien

Ne lui indiquez pas le chemin

Elle trouvera les dernières traces

Qu’une autre a osé

Non ne bougez pas

Pas encore

Patientez

Maintenant qu’elle est un point suspendu

Oui vous pouvez l’espérer…

Matinales…

Je n’attends pas que tu écoutes

Essaie simplement d’entendre

Le froissement des pages blanches

Qui flotte dans la marmite de mes souvenirs

26.12.2025

Matinales

Vous me direz quand l’heure sera au sourire

Je léverai les yeux du journal du pire

Avec vous je regarderai des enfants sages

Sauter dans des flaques de lumière bleue

J’écouterai les bavardages futiles

De vieilles femmes aux visages sautillants

Je toucherai le doux duvet d’un moineau

Assoupi au creux d’une main tendue

Mes lèvres se poseront sur ta peau crépie de rosée

Ce sera l’heure du soupir apaisé

Ce sera l’heure d’être aimé

Matinales…

Il reste un pli de sommeil

Sur le lourd drap de cette nuit d’hiver

L’œil plisse

Le regard glisse

C’est le chant du beau matin

Matinales…

Inédit…

Au dernier virage d’une glissante nuit

J’ai touché la lèpre d’un mur de frissons

J’ai entendu au bout de mes doigts humides

Les voix hurlées des souffrants oubliés

A l’heure des belles justices

J’écrirai sur le marbre de nos mémoires

Vos mots aux lettres glacées.

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales…. inédit

J’entends, étonné, de légers craquements

Pour peupler le silence du matin

Ils me racontent à l’oreille

L’histoire de longues nuits sans sommeil

Où les disparus grattent aux portes du chagrin

Matinales…

Il reste un pli de sommeil

Sur le lourd drap de cette nuit d’hiver

L’œil plisse

Le regard glisse

C’est le chant du beau matin

Matinales…

Il reste un pli de sommeil

Sur le lourd drap de cette nuit d’hiver

L’œil plisse

Le regard glisse

C’est le chant du beau matin

Matinales rêvées…

Je rêve du matin au rose bleuté
Les angles secs d’une mauvaise nuit
A ton rire parfumé se sont accordés
Il fera beau je le sais
Au pays d’un vieux silence enfoui
Il est l’heure je le sais
Il est l’heure des amours permis
Si loin des raides lois des tristes diseurs
Morales grises qui essoufflent
Le joli vent des souvenirs
Je rêve d’un beau chagrin
Aux larmes séchées
Il n’y a plus rien qui ne presse
C’est un matin si léger
Pour tenter d’encore aimer

Matinales…

Si peu de choses à dire
Il faut descendre dans la réserve à souvenirs
Là tout au fond des casiers sont vides
Y étaient les flacons de mémoires vieillies
Ils sont les premiers à être partis
Disparus à la table des bons amis
Tant pis
Je chercherai pour ce jour aux couleurs jolies
Un doux vin jeune et fleuri

Matinales…

Il faudra un jour règler le sort de Novembre

L’acte d’accusation est prêt

Long comme un jour sans été

Il est écrit à l’encre grise

Sur une feuille aux bords frissonnants

Il ne se lévera pas à l’exposé de la sentence

Tête baissée nez dans le brouillard

Il partira et nous attendrons que le jour se lève

3 novembre 2025

Matinales…

Dans les réponses humides des nuits paisibles

Sommeille l’ombre de lourdes questions

Oubliées

Abimées

De celles qu’on enfouit dans le gouffre du déni

De celles qui attendent la belle lumière

Et les mots se poussent du coude

Ils ont tant à se dire

Ils frappent à la lourde porte

Bouclée à double mémoire

Aux premières lueurs de la vie qui renait

On entend  la douce mélodie du silence

Ce n’est rien la belle nuit est finie

21.10.2025

Matinales, inédit…

Nous finirons par ne plus chercher

Ce qui sépare

Ce qui désespère

Nous finirons par entendre

Le rire moqueur de l’oiseau de passage

Le cri rauque du volet qui grince

Nous finirons par poser l’œil

Sur les beautés oubliées

Sur les lumières discrètes

Sur les ombres bleues

Calmes et apaisés

Nous pousserons la porte de papier

Et nous serons vivants  

Dans le pays aux têtes hautes

Où les mains se tendent

Où les mots ronds roulent

Ce sera le demain d’un autre matin   

18/10/2025

Matinales…

Ce matin j’ai l’œil neuf et apaisé

Sur la pierre grise de l’aube

J’aiguise la lame de mon impatience

Une larme de douce rosée

Glisse sur le fil blanc de ma nuit oubliée

Matinales…

Au fond du tamis d’une nuit de rêves mous

Il reste de grises miettes au goût de mauvais pain

Il faut tourner la page nous chante une belle voix sucrée

Ainsi fût fait

Et s’enfuit au loin dans un fond de fraîche brume

Le songe inachevé du bel oiseau éveillé

Matinales…

Il est des jours qui débutent en riant
Dans le fracas d’un songe de nuit
On a trouvé des traces de blanche paix
La nuque est raide de ces longs combats
La bouche est sèche des mots durs
Qu’elle a craché
Le matin nouveau étire ses longues ailes
Il est venu le temps des bons amis

26 septembre

Matinales…

La Charente avec dans le fond Rochefort et le pont transbordeur, photo réalisée par ma cousine Aline Nédélec

A l’ouest de mon premier regard
S’étire en glissant ce long soupir
Chant de brumes d’autres mémoires
Il est difficile d’être triste longtemps
Ce n’est plus ton rire qui invite au combat
Je garde en secret ce fond de silence
Je te l’offre tu feras un bouquet de fleurs séchées

Matinales…

Dans un dernier sursaut une nuit de pleine pluie

Etale ses restes d’humides gris

Le soleil entre sur la pointe des pieds

Ce spectacle de molles vapeurs ne l’inquiète pas

Fier, il hausse les épaules

« Pour qui me prends-tu sombre matin

Tu le sais depuis tant de temps

Rien n’arrête mes troupes colorées… »

2 septembre

Matinales,

A la une de ce matin grognon

Des mots froissés étalent leurs peurs

Au vent câlin ils se confient doucement

Un souffle glisse sur leurs rimes suspendues

Les larmes ont séché

Une virgule s’est posée

Les lettres ont dansé

A la une de ce mauve matin

Enfin nous nous aimons

21 mai

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales…

Il me reste quelques lignes à remplir

Sur la page de ma belle nuit

J’y pose quelques mots craquants

Et les rires bleus du matin frileux

S’invitent à la table des endormis

Matinales…

J’ai pris le temps de déguster une tranche de silence

C’est doux comme une crème parfumée

On ferme doucement les yeux

On s’étire

Les mains s’envolent

Le temps est si léger

Matinales…

Il me reste quelques lignes à remplir

Sur la page de ma belle nuit

J’y pose quelques mots craquants

Et les rires bleus du matin frileux

S’invitent à la table des endormis

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales, inédit…

Dans les derniers éclats de nuit,

J’ai trouvé un grain de frêle folie

Trempé dans une bouillie de rires polis

Il gonfle et siffle aux rimes arrondies

Il est l’heure des apaise douleurs

Je tire les rideaux sur le sourire malin

Et m’emplis de ces vide chagrin

Matinales : il y a juste deux ans…

C’est la dernière ligne droite,
Le dernier jour,
Des tant de petits cailloux semés
Ici et là
Quelques marques blanches
Des traces anciennes de douleurs enfouies
C’est un doux petit matin apaisé
Il pose sur le long chemin de mes mémoires à construire
Tous les mots fleurs
Tous les mots rires
Que j’aime offrir
Compagnes de la belle amitié
La vraie
Celle qui dure, vous serre dans ses bras
Vous fait comme un frisson
Délicates vibrations
Venus de nos printemps intérieurs
Surpris dans l’encore
De se retrouver, se rencontrer, s’aimer
Je saute d’un pied léger
Dans cette douce flaque des belles humanités
Oh oui
Les gouttes des hier tant de fois contées
Eclaboussent
On rit, on pleure, on s’ébroue et s’embrasse
Je marche et trouve sur le long chemin
Les restes parfumés de nos belles histoires à finir…

13 juillet 2023, dernier jour avant la retraite…

Matinales…

Sur la longue et terne table à la nappe froissée

Quelques miettes de nuits aux terreurs agitées

Racontent les laides peurs en jaune pointillé

Des ceux qui oublient que le ciel les a aimés…

8 juillet

Matinales…

Ce matin j’ai l’œil neuf et apaisé

Sur la pierre grise de l’aube

J’aiguise la lame de mon impatience

Une larme de douce rosée

Glisse sur le fil blanc de ma nuit oubliée

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales,

A la une de ce matin grognon

Des mots froissés étalent leurs peurs

Au vent câlin ils se confient doucement

Un souffle glisse sur leurs rimes suspendues

Les larmes ont séché

Une virgule s’est posée

Les lettres ont dansé

A la une de ce mauve matin

Enfin nous nous aimons

21 mai

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales, inédit…

Dans les derniers éclats de nuit,

J’ai trouvé un grain de frêle folie

Trempé dans une bouillie de rires polis

Il gonfle et siffle aux rimes arrondies

Il est l’heure des apaise douleurs

Je tire les rideaux sur le sourire malin

Et m’emplis de ces vide chagrin

Matinale…

Je cherche la rime au matin pluvieux

Rime bleue au fond de tes yeux

Rime en boule ivre de houle

Rime en peur d’un souffle j’effleure

Rime en noir et tremble l’espoir

Je cherche la lointaine frime du matin soleil

A trop briller

Ses larges ailes ont brûlé…

12.04.2025

Matinales…

Ce matin j’ai l’œil neuf et apaisé

Sur la pierre grise de l’aube

J’aiguise la lame de mon impatience

Une larme de douce rosée

Glisse sur le fil blanc de ma nuit oubliée

Matinales…

Pas un bruit
Pas même la douce caresse
Du flocon qu’on attend
Il viendra je le sais
Du bout d’un bisou
Il viendra se poser
Fraîche tendresse
Dans la braise étreinte
Du creux de mon cou alangui

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales…

Brest…

J’aime le décalage. Montrer ce qui est oublié, enfoui. Brest fait partie de ces villes où la mémoire est partout. Ville du bout du monde, porte de l’océan. Le gris est partout il est une trace, une cicatrice, un rappel. J’ai un lien fort, affectif, émotionnel avec cette ville, ce lien qui m’accroche aux silences, aux zones grises, elles aussi, de mon grand père qui prit la mer en 1914 sur un navire de la marine nationale, de mon père qui portait en lui des traces de ces mémoires enfouies…

Matinales…

Courbé, visage fermé
Je portais encore sur les épaules rentrées
L’infâme poids d’une nuit
Au sommeil délabré
Impatient, le pas traînant
J’ai tiré le long rideau de ma lourde insomnie
Le beau matin est arrivé
Dans un fragile bleuté
De bords mauves éclairés

Matinales…

Il faut se rendre à l’évidence

Les lignes droites ont disparu

Fatiguées

Elles se sont courbées

Pour entendre les murmures des coins de ciel  

Rien n’est à souligner

Il est inutile d’insister

Il faut se laisser dériver

On finira bien par rêver

Matinales…

Regarde homme pressé

Au cadran des belles surprises

Il est l’heure de l’étonnement

Sur la lente pente des minutes molles

Un clin d’œil s’est invité au croisement

Des impatiences et soulagements

Il te raconte en riant

Une belle histoire de rimes sans fin

4.01.2025

Matinales…

Je file grand vent sous les brumes bleues
Du vieil océan des hivers paresseux
Et je glisse sur les plaques de froids
Aux longues lames d’acier trempé

Matinales…

La Charente avec dans le fond Rochefort et le pont transbordeur, photo réalisée par ma cousine Aline Nédélec

A l’ouest de mon premiers regard
S’étire en glissant ce long soupir
Chant de brumes d’autres mémoires
Il est difficile d’être triste longtemps
Ce n’est plus ton rire qui invite au combat
Je garde en secret ce fond de silence
Je te l’offre tu feras un bouquet de fleurs séchées

Matinales…

Il reste un pli de sommeil

Sur le lourd drap de cette nuit d’hiver

L’œil plisse

Le regard glisse

C’est le chant du beau matin

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales…

Il me reste quelques lignes à remplir

Sur la page de ma belle nuit

J’y pose quelques mots craquants

Et les rires bleus du matin frileux

S’invitent à la table des endormis

13 novembre…

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales…

Si peu de choses à dire
Il faut descendre dans la réserve à souvenirs
Là tout au fond des casiers sont vides
Y étaient les flacons de mémoires vieillies
Ils sont les premiers à être partis
Disparus à la table des bons amis
Tant pis
Je chercherai pour ce jour aux couleurs jolies
Un doux vin jeune et fleuri

Matinales…

Et je prends la route qui mène aux pays du hier

J’y trouve quelques cailloux que j’ai semés en silence

Tête basse, la brume du lointain passé fuit le souffle de mes mots

J’entends soudain le chant rauque des gorges serrées

25 octobre

Matinales…

Courbé, visage fermé
Je portais encore sur les épaules rentrées
L’infâme poids d’une nuit
Au sommeil délabré
Impatient, le pas traînant
J’ai tiré le long rideau de ma lourde insomnie
Le beau matin est arrivé
Dans un fragile bleuté
De bords mauves éclairés

Matinales…

Au premier pas du jeune matin
Les essoufflés des courtes nuits
Replient les draps fripés de rides noircies
Ils sourient au timide soleil
Retrouvent une promesse de douce lumière
Dans une flaque de sourires
Pendue au cou raide d’un jour au rose attendu

10 octobre

Matinales…

L’œil du presque matin s’ouvre doucement

Paupière lourde raidie du rêve inachevé

Dans un souffle teinté de mauve

L’aube bleue rabote les restes de nuit

9 octobre…

Matinales…

Derrière le souffle court du matin qui danse  

J’entends la mitraille des gouttes pressées

Elles houspillent le morne silence

Les pluies d’automne ont commencé

Il faudra rentrer les rires insouciants

Les bonnes nouvelles ont perdu leurs couleurs d’été

Il est l’heure des épaules rentrées et des regards fuyants

Il pleut partout dans ce monde fatigué

8 octobre 2024

Matinales…

Pas un bruit
Pas même la douce caresse
Du flocon qu’on attend
Il viendra je le sais
Du bout d’un bisou
Il viendra se poser
Fraîche tendresse
Dans la braise étreinte
Du creux de mon cou alangui

Matinales…

Ô que sont belles ces rides aux couleurs endormies

Elles s’étirent dans un long pli de vieille nuit

Elles rient à pleine gorge des grimaces matin

Il est l’heure mon ami oublie les lents demains

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

Matinales

A l’ouest de mes mémoires salées

L’écume de tes mots

Douce caresse

Rime tendresse

Ta trace est là

Trait de lumière

Perce l’ombre creuse

De ton absence

Je souris et t’entends

Tu es là à ne rien dire

Vague fleur séchée

Sur la crête de ton océan

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales…

Au fond du tamis d’une nuit de rêves mous

Il reste de grises miettes au goût de mauvais pain

Il faut tourner la page nous chante une belle voix sucrée

Ainsi fût fait

Et s’enfuit au loin dans un fond de fraîche brume

Le songe inachevé du bel oiseau éveillé

Matinales…

Sur une page de vert tendre
J’écris le dernier couplet
Du chant agité de ma nuit mauve
Mots d’amour attendent au point de rosée
Et roulent en riant sur l’herbe fraîche
Sans bruit, un à un je les cueille
Et les accroche au fil blanc du sourire
Que j’offre au joli matin

Matinales…

Ce matin j’ai l’œil neuf et apaisé

Sur la pierre grise de l’aube

J’aiguise la lame de mon impatience

Une larme de douce rosée

Glisse sur le fil blanc de ma nuit oubliée

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales…

Ce matin j’ai l’œil neuf et apaisé

Sur la pierre grise de l’aube

J’aiguise la lame de mon impatience

Une larme de douce rosée

Glisse sur le fil blanc de ma nuit oubliée

Matinales…

Sur une page de vert tendre
J’écris le dernier couplet
Du chant agité de ma nuit mauve
Mots d’amour attendent au point de rosée
Et roulent en riant sur l’herbe fraîche
Sans bruit, un à un je les cueille
Et les accroche au fil blanc du sourire
Que j’offre au joli matin

22 mai 2024

Matinales…

Au fond du tamis d’une nuit de rêves mous

Il reste de grises miettes au goût de mauvais pain

Il faut tourner la page nous chante une belle voix sucrée

Ainsi fût fait

Et s’enfuit au loin dans un fond de fraîche brume

Le songe inachevé du bel oiseau éveillé

15 mai 2024

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales

A l’ouest de mes mémoires salées

L’écume de tes mots

Douce caresse

Rime tendresse

Ta trace est là

Trait de lumière

Perce l’ombre creuse

De ton absence

Je souris et t’entends

Tu es là à ne rien dire

Vague fleur séchée

Sur la crête de ton océan

Matinales, inédit

Je plonge des yeux encore fripés de nuit
Dans une bleue et lointaine vallée
Y coule le sourd torrent de mes mémoires rêvées
J’entends chants et rires qui s’éloignent
Et moi je reste sur les cimes lumineuses
De ces doutes aux brumes enroulées

13 mars

Matinales…

Ô que sont belles ces rides aux couleurs endormies

Elles s’étirent dans un long pli de vieille nuit

Elles rient à pleine gorge des grimaces matin

Il est l’heure mon ami oublie les lents demains

15 février

Matinales…

Pas un bruit
Pas même la douce caresse
Du flocon qu’on attend
Il viendra je le sais
Du bout d’un bisou
Il viendra se poser
Fraîche tendresse
Dans la braise étreinte
Du creux de mon cou alangui

Matinales…

Courbé, visage fermé
Je portais encore sur les épaules rentrées
L’infâme poids d’une nuit
Au sommeil délabré
Impatient, le pas traînant
J’ai tiré le long rideau de ma lourde insomnie
Le beau matin est arrivé
Dans un fragile bleuté
De bords mauves éclairés

Matinales…

C’est le dernier jour me dites-vous
Dernier jour d’une année qui demain sera passée
Dernier jour je n’en sais rien
Je n’ai jamais su compter
Je n’ai jamais pu encadrer
Ni les chagrins ni les câlins
Rien ne change sur la belle palette de mes matins
Oubliez vos calendriers
Riez aimez vivez

Matinales…

Si peu de choses à dire
Il faut descendre dans la réserve à souvenirs
Là tout au fond des casiers sont vides
Y étaient les flacons de mémoires vieillies
Ils sont les premiers à être partis
Disparus à la table des bons amis
Tant pis
Je chercherai pour ce jour aux couleurs jolies
Un doux vin jeune et fleuri

Matinales…

La Charente avec dans le fond Rochefort et le pont transbordeur, photo réalisée par ma cousine Aline Nédélec

A l’ouest de mon premiers regard
S’étire en glissant ce long soupir
Chant de brumes d’autres mémoires
Il est difficile d’être triste longtemps
Ce n’est plus ton rire qui invite au combat
Je garde en secret ce fond de silence
Je te l’offre tu feras un bouquet de fleurs séchées

27 décembre

Matinales rêvées…

Je rêve du matin au rose bleuté
Les angles secs d’une mauvaise nuit
A ton rire parfumé se sont accordés
Il fera beau je le sais
Au pays d’un vieux silence enfoui
Il est l’heure je le sais
Il est l’heure des amours permis
Si loin des raides lois des tristes diseurs
Morales grises qui essoufflent
Le joli vent des souvenirs
Je rêve d’un beau chagrin
Aux larmes séchées
Il n’y a plus rien qui ne presse
C’est un matin si léger
Pour tenter d’encore aimer

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales rêvées…

Je rêve du matin au rose bleuté
Les angles secs d’une mauvaise nuit
A ton rire parfumé se sont accordés
Il fera beau je le sais
Au pays d’un vieux silence enfoui
Il est l’heure je le sais
Il est l’heure des amours permis
Si loin des raides lois des tristes diseurs
Morales grises qui essoufflent
Le joli vent des souvenirs
Je rêve d’un beau chagrin
Aux larmes séchées
Il n’y a plus rien qui ne presse
C’est un matin si léger
Pour tenter d’encore aimer

Matinales…

Brest…

J’aime le décalage. Montrer ce qui est oublié, enfoui. Brest fait partie de ces villes où la mémoire est partout. Ville du bout du monde, porte de l’océan. Le gris est partout il est une trace, une cicatrice, un rappel. J’ai un lien fort, affectif, émotionnel avec cette ville, ce lien qui m’accroche aux silences, aux zones grises, elles aussi, de mon grand père qui prit la mer en 1914 sur un navire de la marine nationale, de mon père qui portait en lui des traces de ces mémoires enfouies…

Matinales : il y a juste un an…

C’est la dernière ligne droite,
Le dernier jour,
Des tant de petits cailloux semés
Ici et là
Quelques marques blanches
Des traces anciennes de douleurs enfouies
C’est un doux petit matin apaisé
Il pose sur le long chemin de mes mémoires à construire
Tous les mots fleurs
Tous les mots rires
Que j’aime offrir
Compagnes de la belle amitié
La vraie
Celle qui dure, vous serre dans ses bras
Vous fait comme un frisson
Délicates vibrations
Venus de nos printemps intérieurs
Surpris dans l’encore
De se retrouver, se rencontrer, s’aimer
Je saute d’un pied léger
Dans cette douce flaque des belles humanités
Oh oui
Les gouttes des hier tant de fois contées
Eclaboussent
On rit, on pleure, on s’ébroue et s’embrasse
Je marche et trouve sur le long chemin
Les restes parfumés de nos belles histoires à finir…

13 juillet 2023, dernier jour avant la retraite…

Matinales

J’ai lu la dernière page de ta mémoire gravée
Au recto de ta longue vie
Tant de fois racontée
Je vois un champ de rires
Au rose si léger
Une à une
Les fleurs de papier se sont envolées
Au verso quelques lignes ont noirci
Et pleurent en glissant
Tes derniers mots aux rimes inachevées

Matinales…

C’est le dernier jour me dites-vous
Dernier jour d’une année qui demain sera passée
Dernier jour je n’en sais rien
Je n’ai jamais su compter
Je n’ai jamais pu encadrer
Ni les chagrins ni les câlins
Rien ne change sur la belle palette de mes matins
Oubliez vos calendriers
Riez aimez vivez

Matinales…

Pas un bruit
Pas même la douce caresse
Du flocon qu’on attend
Il viendra je le sais
Du bout d’un bisou
Il viendra se poser
Fraîche tendresse
Dans la braise étreinte
Du creux de mon cou alangui

Matinales…

La Charente avec dans le fond Rochefort et le pont transbordeur, photo réalisée par ma cousine Aline Nédélec

A l’ouest de mon premiers regard
S’étire en glissant ce long soupir
Chant de brumes d’autres mémoires
Il est difficile d’être triste longtemps
Ce n’est plus ton rire qui invite au combat
Je garde en secret ce fond de silence
Je te l’offre tu feras un bouquet de fleurs séchées

27 décembre

Matinales…

Si peu de choses à dire
Il faut descendre dans la réserve à souvenirs
Là tout au fond des casiers sont vides
Y étaient les flacons de mémoires vieillies
Ils sont les premiers à être partis
Disparus à la table des bons amis
Tant pis
Je chercherai pour ce jour aux couleurs jolies
Un doux vin jeune et fleuri

24 décembre…

Matinales…

Courbé, visage fermé
Je portais encore sur les épaules rentrées
L’infâme poids d’une nuit
Au sommeil délabré
Impatient, le pas traînant
J’ai tiré le long rideau de ma lourde insomnie
Le beau matin est arrivé
Dans un fragile bleuté
De bords mauves éclairés

22 décembre

Matinales rêvées…

Je rêve du matin au rose bleuté
Les angles secs d’une mauvaise nuit
A ton rire parfumé se sont accordés
Il fera beau je le sais
Au pays d’un vieux silence enfoui
Il est l’heure je le sais
Il est l’heure des amours permis
Si loin des raides lois des tristes diseurs
Morales grises qui essoufflent
Le joli vent des souvenirs
Je rêve d’un beau chagrin
Aux larmes séchées
Il n’y a plus rien qui ne presse
C’est un matin si léger
Pour tenter d’encore aimer

22 décembre