Bientôt novembre partira…

Novembre bientôt s’en ira.

C’est dit : le travail est fini !

Oh non, il n’a pas chômé…

Contemple les dégâts !

Plus une feuille pour s’envoler

Pas un chant pour t’éveiller

Si peu de fleurs pour espérer

Novembre a tout avalé,

Novembre a tout effacé, gommé.

Novembre mon ami,

Novembre mélancolie,

Je t’en prie

Ne te retourne pas

Novembre je ne t’en veux pas…

29 novembre

Insomnie…

Insomnie te traîne

Au bout d’une presque nuit.

Abandonne les draps froissés,

Force la porte

De la boîte à souvenirs.

Si loin le chemin des écoliers,

Lumière pâle de jaune salie.

L’odeur remonte.

Elle parle d’une ville d’acier.

Entends,

Les mains frissonnent.

Regarde,

Lumières aux rimes belles

29 novembre

Derrière les arbres…

Parc de Saint-Ouen l’Aumône le 27 novembre

Regarde,

Homme pressé.

Allège ton pas,

Invite les senteurs,

Lourdes, humides.

Aimes les, c’est leur heure.

Regarde,

Homme blasé.

Derrière les arbres, il y a la cité.

Entends la forêt,

Elle frissonne.

Une à une, feuilles d’or

Elle abandonne.

Ouvre les yeux,

Il pleut de l’automne.

Regarde,

Homme oublié

Là !

Derrière !

Barre blanche arrimée,

Il faut que tu t’étonnes :

C’est beau les arbres dans la cité…

27 novembre

La ville est à l’envers…

Ce matin, un petit café dans le quartier de Rosa-Park…

La ville fière et droite,

Point de vert,

Point de ciel.

Ville s’étire.

Lumières engluées dans ses lignes

Ville attire.

Café noir sur le zinc,

Il regarde et sourit.

Flacon, flacon, flocon,

Mots doux qu’il aime tant.

Il ferme les yeux.

La ville est à l’envers…

27 novembre : Paris

Oiseau blessé…

J’utilise encore Twitter pour relayer mes textes, pour combien de temps encore tant les mots y sont abîmés…

On me dit qu’il gazouille…

Je le vois qui bafouille.

J’ai mal à mon oiseau liberté.

Où sont tes chants qui caressent ?

Un par un,

Sur le clavier ils ont cloué

Tes mots plumes si légers.

Perles de haines ont enfilés,

Petit oiseau ils t’ont enfermé.

Aux cris qu’ils posent sur l’écran,

Tu réponds par des souffles de silence.

N’abîmez plus les mots.

Les vôtres se sont tus.

Dans cette longue nuit numérique…

Petit oiseau s’est échappé…

26 novembre