Kuala Lumpur étouffée…

A chaque pas, une odeur,

Pour chaque regard une couleur,

Les beignets crépitent dans l’huile qui bouillonne.

Sur chaque rive de ce fleuve agité,

On cuit, on crie,

On pousse, on se pousse,

Les fruits aux formes plantureuses

Entourent épices, étoffes, poissons frits.

La chaleur est là.

Elle pèse,  

Lourde et humide.  

Sous les regards englués.

La rue est avalée,

La foule bigarrée l’a digérée

La rue s’est envolée,

Kuala Lumpur étouffée,

Sans un souffle nous a emportés.

Avril 2019