
Au carrefour des haines ordinaires
J’ai pressé le pas
Refusant toutes les priorités
Que s’accordent les accusateurs
Les rabougris au ventre replet
Bouffis de cette mauvaise graisse
Qu’on accumule à la table des biens nourris
Au banquet des satisfaits
De leurs vociférations ils sont fiers
Persuadés qu’ils tiennent le bon mot
Mais ce ne sont de mauvaises soupes mijotées
Sur les braises de leur mépris
O bien sur j’ai fermé les yeux
Pour ne pas m’abîmer le regard
Sur la face vide de ce monde qu’on nous montre
Et j’ai poursuivi ma route en marchant
Loin des lames qui s’aiguisent à la pierre molle des clics paresseux
Je sais que le bout n’est jamais loin quand on cherche
Ces beautés qu’on oublie
Et qui nous murmure de si douces caresses de vie…
12 novembre
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