Mes Everest : Louis Aragon

Je suis monté dans le soir
Un matin lune
Il y avait des chandeliers
Qui faisaient des confidences
Aux géants blonds des escaliers

C’était quelque part dans l’ombre
A l’abri

Les épaules des luzernes
Dansaient dans les mains du vent
Les prisonniers des casernes
Rêvaient encore à d’autres corps

Je vous le demande les mouches
Que pensez-vous de l’univers
Moi couché sur le mica-schiste
Je me damne à force d’orgueil

C’est le grand air qui veut ça


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