
Oui, bien sûr, Athènes m’a permis de faire des provisions pour ma réserve à inspirations et j’aurai l’occasion d’en partager plusieurs sur ce blog, mais une fois n’est pas coutume je débute ma série par un billet d’humeur.
Irrité, et le mot est faible, je l’ai été souvent par cette nouvelle civilisation, celle du narcissisme numérique. Et cette évolution, que dis-je, cette régression est universelle. Ne connaissant pas les frontières, elle a transformé un grand nombre de celles et ceux que je considère encore comme des frères et sœurs humains en une nouvelle créature dotée des mêmes caractéristiques. Le monde réel extérieur n’existe plus, il est immédiatement et continuellement transformé en un décor numérique pour mettre en valeur son amour de soi. On ne sait plus voir où regarder avec les yeux de l’étonné et de l’emmerveillé, on se contente de se voir et de se regarder à travers une fenêtre de quelques centimètres carrés devenu le fébrile prolongement de cette main invisible qui nous relie au néant de cet infernal narcissisme. On aime plus que tout se voir pour s’aimer et se faire voir pour se faire aimer. Les milliers de personnes croisées sur l’acropole n’ont pas vu le Parthénon, elles se sont mises en scène pour être vues. Les regards ne traversent pas le temps, ils se figent sur l’instant numérique et renvoient l’antique dans l’au-delà virtuel.

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Et si d’aventure, on désire prendre le temps de prendre le paysage en photo, ça râle car on « prend » de la place à ces Narcisse 2.0…
Soupir…
J’espère que vous avez pu trouver quelques endroits libres de tels énergumènes ^^
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Je les ai parfois perturbés car j’avais des jumelles pour observer longuement des détails. Objet semble t’il incongru pour ne pas dire inconnu. Mais oui j’ai pu prendre le temps de la contemplation
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Comme vous dites vrai… Nous avons des outils formidables, mais complètement détournés. C’est bien dommage. De toute façon je fuis le « tourisme de masse » auquel je ne comprends rien et qui m’angoisse. Je privilégie la France qui regroupe déjà bien des richesses. Souvent moins tape-à-l’œil, une vie entière ne suffira pas à son exploration. Alors, à l’affût de découvertes, j’arpente déjà ma région tellement riche. Voyez, mon village, environ 800 habitants, pas moins de cinq châteaux, ou maisons nobles avec un passé historique non négligeable…
Pour le reste du monde, des explorateurs ont fait un travail de recherches remarquable souvent dans leurs propres pays, et j’ai plaisir à découvrir leur travail dans les LIVRES, les revues, les archives et les reportages et documentaires.
Il en faut pour tous les goûts ! Merci pour votre partage. Bonne journée !
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