Mes Everest poétiques : « la mémoire et la mer »

…Je suis sûr que la vie est là

Avec ses poumons de flanelle

Quand il pleure de ces temps-là

Le froid tout gris qui nous appelle

Je me souviens des soirs là-bas

Et des sprints gagnés sur l’écume

Cette bave des chevaux ras

Au ras des rocs qui se consument…

Billets d’humeur : réagir…

Il faut réagir !

J’ai, une fois de plus, beaucoup de difficultés avec une période où il est demandé, que dis-je, où on « somme » chacune et chacun de réagir. Réagir à tout, et à n’importe quoi. Et, comme à chaque fois où cette question de la réaction refait surface, je pense à Albert Camus qui s’inquiétait que le réflexe ait remplacé la réflexion, que l’on pensait à coup de slogans et surtout surtout que la méchanceté se prenait trop souvent pour de l’intelligence.

Aujourd’hui qu’il s’agisse de la nomination d’un premier ministre, d’un pénalty raté par Mbappé, de la sortie d’un film bon ou mauvais, d’un événement international ou local, il faut réagir. Alors oui pourquoi pas, c’est même souvent nécessaire mais ce qui est généralement exigé c’est une réaction immédiate, instantanée. Une réaction brute de décoffrage quoi. Je suis désolé, mais je revendique le droit à prendre le temps, de réfléchir avant d’agir, de prendre le temps de m’interroger si oui ou non une réaction est utile, légitime et ce qu’elle pourra apporter. En ce qui me concerne, je préfère cantonner mes réactions au seul champ de mes émotions. Certes vous me direz justement qu’une émotion est une réaction (je préférerai dire qu’elle est une expression). Ainsi, pour être juste et éviter d’être jugé sur des réactions émotionnelles, j’ai donc choisi de réagir par le biais de la poésie notamment lorsque j’observe en ouvrant ma fenêtre, le matin, un magnifique ciel d’hiver. Et d’une manière générale le résultat de cette réaction est gratuitement beau et émouvant même s’il suscite parfois certaines réactions….

Une bouillie de nuages…

Un inédit avec comme inspiration déclenchante cette photographie de l’Atomium prise à Bruxelles…

Tête perdue dans une bouillie de nuages
Ivre d’un presque rien
Englouti à l’angle mou d’un bleu incertain
Je noie vos doutes géométriques
Dans une orgie de courbes vagues poétiques
J’entends les roulements de colères inventées
Ils abîment les velours usés
Par les éboulis de larmes mauves
Neiges éternelles de nos peines fauves
Et j’oublie les lourdes morales académiques
Pour écrire sans freins ni lois
De longues pages de vents froissés

Mes Everest poétiques : « la mémoire et la mer »

…Je suis sûr que la vie est là

Avec ses poumons de flanelle

Quand il pleure de ces temps-là

Le froid tout gris qui nous appelle

Je me souviens des soirs là-bas

Et des sprints gagnés sur l’écume

Cette bave des chevaux ras

Au ras des rocs qui se consument…

Une bouillie de nuages…

Encore un inédit avec comme inspiration déclenchante cette photographie de l’Atomium prise cet automne à Bruxelles…

Tête perdue dans une bouillie de nuages
Ivre d’un presque rien
Englouti à l’angle mou d’un bleu incertain
Je noie vos doutes géométriques
Dans une orgie de courbes vagues poétiques
J’entends les roulements de colères inventées
Ils abîment les velours usés
Par les éboulis de larmes mauves
Neiges éternelles de nos peines fauves
Et j’oublie les lourdes morales académiques
Pour écrire sans freins ni lois
De longues pages de vents froissés

5 janvier

Mes Everest poétiques : « la mémoire et la mer »

…Je suis sûr que la vie est là

Avec ses poumons de flanelle

Quand il pleure de ces temps-là

Le froid tout gris qui nous appelle

Je me souviens des soirs là-bas

Et des sprints gagnés sur l’écume

Cette bave des chevaux ras

Au ras des rocs qui se consument…