Sur le tableau noir de mes envies

Sur le tableau noir de mes désirs d’écriture
J’ai tracé quelques lettres de brumes
Des mots bleus se sont envolés
A tire ligne jusqu’au bord d’une blanche feuille
Que j’avais attendue
Une phrase est là, en suspens
Une autre aussi qui l’attend
Je les regarde heureux
Elle se sont aimées
Avec mon consentement

Je continue…

Plus de 80 pages écrites, pour l’instant pas de difficulté, les mots bouillonnent, les phrases coulent, et je tiens la barre. Le personnage principal, Anton, se dessine de plus en plus, à travers le chapitre consacré à son père et celui, en cours, à sa mère, on comprend, on le comprend. La transmission est là, un héritage des émotions. Comprendre d’où l’on vient, l’alchimie de la rencontre, du peut-être hasard, et pages après pages, l’écriture pose une trace, de ces belles traces qui sentent bon la vie.

Le vent se lève : 2

Sur la pente raide d’un chemin creux
Je presse le pas vers un sommet ivre de bleu
J’avance
Le souffle court d’un rire qu’on empêche
J’attends
Crissement d’une caresse rêche
Je frissonne
Longue et verte vague à l’âme
Se jette en pleurant
Sur la rive molles de mes nuits blanches

Le vent se lève…

Une longue promenade, hier, à quelques minutes de chez moi au dessus de Saint-Etienne, et quelques photos qui annoncent la tempête de la nuit. Un intermède poétique pour respirer un peu

Derrière le tendre vert des collines alanguies
J’entends le vent qui bruit
Sans un cri
Un reste de pli bleu
Couvre ronde larme de si peu
Sur le bord gris de tes yeux bleus

Inspiration…

Fenêtre ouverte
Sur le rond silence bleu
Du matin frileux
J’attends les mots blancs
Qui frappent sur les vitres endormies
J’entends la pointe dure du stylo
Elle crisse et glisse
Sur ma belle feuille fripée
De sa longue nuit agitée

6 mai

Tête dans les nuages…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Et soudain j’ai cessé de compter…

Fatigué, essoré,

Tout contre moi,

Je l’ai serré,

Ce doux soir bleu abîmé.

Et tête dans les nuages,

Je l’ai laissé me rêver…

9 mai

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J’avance…

Quelques nouvelles de mon manuscrit. J’avance d’un pas sûr et volontaire, déjà plus de soixante dix pages sont noircies, les personnages prennent toute leur place, et je sens qu’ils commencent à se sentir bien, chaque matin quand j’ouvre le carnet moleskine, ils se retrouvent. Anton bien sûr, mais ces derniers jours Marcel beaucoup. On a même aperçu dans le coin d’une feuille Louis et Maria, les parents de Marcel. La première partie s’achève sur une porte qui s’ouvre. Sur le pas de cette porte, il y a Jeanne. Jeanne qui attend, Jeanne qui m’attend. Il faut que je vous laisse, je ne peux pas la laisser, là, sur le palier…