J’avance…

Quelques nouvelles de mon manuscrit. J’avance d’un pas sûr et volontaire, déjà plus de soixante dix pages sont noircies, les personnages prennent toute leur place, et je sens qu’ils commencent à se sentir bien, chaque matin quand j’ouvre le carnet moleskine, ils se retrouvent. Anton bien sûr, mais ces derniers jours Marcel beaucoup. On a même aperçu dans le coin d’une feuille Louis et Maria, les parents de Marcel. La première partie s’achève sur une porte qui s’ouvre. Sur le pas de cette porte, il y a Jeanne. Jeanne qui attend, Jeanne qui m’attend. Il faut que je vous laisse, je ne peux pas la laisser, là, sur le palier…

Les mots sont là

Les mots sont là, ils coulent, c’est un flot ininterrompu. Toutes les digues ont sauté. Je retrouve l’excitation de l’inspiration qui ne se contient plus. Je marche, j’écris, je dors, je rêve, j’écris. Les pages se noircissent, et l’épaisseur de l’encre qui sèche sur le papier produit comme un craquement. Mais ce n’est pas une feuille morte. J’aime tant que de la vie pensée vienne se poser sur le papier. C’est une magie dont je ne me lasse pas. L’histoire que j’écris avance, à grand pas, les personnages ont pris place, pas encore toute leur place, mais ils sont là, je commence à m’habituer à leur présence. Vous connaissez certains d’entre eux, j’ai à plusieurs reprises posé quelques bribes sur ce blog. Leurs contours se dessinent, je les aime, et redoute déjà le moment où la fin approchera. Mais le chemin est encore long…