Mes Everest : Thomas Tranströmer

Novembre aux reflets de noble fourrure

C’est parce que le ciel est gris

que la terre s’est mise à briller :

les prairies et leur verdure timide,

le sol labouré et noir comme du sang caillé.

Il y a là les murs rouges d’une grange.

Et des terres submergées,

comme les rizières lustrées d’une certaine Asie –

où les mouettes s’arrêtent et se souviennent.

Des creux de brume au milieu de la forêt

qui doucement s’entrechoquent.

L’inspiration qui vit cachée

et s’enfuit dans les bois comme Nils Dacke.

Baltiques 1962


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2 commentaires sur “Mes Everest : Thomas Tranströmer

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