Mémoires…

Il y a un trou de mémoire bleue

Dans le ciel chargé des souvenirs gris

De tous ceux qui furent tant heureux

C’était hier

Oh je le sais

C’est si vieux

Et si peu

Mais ne dis rien je t’en prie

Lève toi et ouvre les yeux

Mémoires…

Je ne me souviens pas ou si mal

Souffle fatigué

Larmes retenues

Le vieil homme emplit le presque vide

De son beau regard

Lointain écho de ce qui lui reste d’océan

A la nuit tombée il s’invente un bleu métal

Qui roule une dernière vague sur le laminoir

Où fondent des tempêtes d’acier

Ce n’est rien tu sais

Juste un peu de cette belle rouille

Qui nous raconte à tous les deux

Ces longues histoires de métal aux rêves brisés

On les entend parfois

Au crépuscule frissonnant

Le long des quais aux navires gémissant

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires…

Oh gentils bavards

Qui avaient posé

Petite pierre sèche sur le vieux mur

De ma mémoire fatiguée

Je n’oublie pas vous savez

Rien n’a disparu

Tout est endormi

Ces trous de silence ne vous disent rien

Regardez

Sans rien espérer

Il y a des brumes mauves

Qui se lèvent derrière le ciel de l’oubli

Douces caresses d’un soleil argenté

Ne dites rien

Je vous en prie

Je suis tellement fatigué

Regarde le mur, inédit…

L’homme est seul

Il tremble

Je le vois dos courbé, tête rentrée

Il n’avance plus je le sais

Regarde

C’est un haut mur flou

Son sommet effleure un fond de ciel mou

Une ride de gris glisse

Au coin de l’œil qui plisse

Regarde le mur

Il pleure des larmes de pierre

Oh mur

On ne peut te percer du regard

Couvert d’une mousse de silences suintants

Il faut creuser et s’enfouir

Dans un gouffre de papiers perdus

Regarde il fond

Il coule

C’est la fin

Regarde, tu es passé

9 avril

Regarde le mur, inédit…

L’homme est seul

Il tremble

Je le vois dos courbé, tête rentrée

Il n’avance plus je le sais

Regarde

C’est un haut mur flou

Son sommet effleure un fond de ciel mou

Une ride de gris glisse

Au coin de l’œil qui plisse

Regarde le mur

Il pleure des larmes de pierre

Oh mur

On ne peut te percer du regard

Couvert d’une mousse de silences suintants

Il faut creuser et s’enfouir

Dans un gouffre de papiers perdus

Regarde il fond

Il coule

C’est la fin

Regarde, tu es passé

9 avril 2024

Mémoires…

En remontant aux sources d’ombres claires
J’ai bu l’eau fraîchie d’une mémoire première
Aux pierres rondes qui bombent le torse
S’accrochent des plaques de mousses vertes
J’ai trempé la main dans un écoulement des hiers finis
Et deux gouttes d’en haut m’ont parlé de demain…

Mémoires

Homme pressé sur un banc s’est assis

Il regarde en souriant

Le temps qui file en grinçant

Homme pressé pour un instant s’est libéré

Mémoires…

Je me souviens, c’était il y a quarante deux ans. Quarante ans, une vie qui s’ajoute, des vies qu’on ajoute… Et les traces, toutes ces traces, celles que l’on suit, celles que l’on laisse. Je les aime ces traces, les marques du passé. On croit qu’on oublie et puis…Et puis on se croise sur le chemin des souvenirs posés, on se surprend, le cœur bat, il est le même. Il est là… C’est lui l’homme, le jeune homme que j’étais, je suis le même. Je devine les mots, mes mots, eux aussi sont les mêmes, légers, prêts pour l’envol. Regarde je les attrape, ils attendaient, là, tout la haut, dans le ciel, entre mauves et solitudes…

Mémoires…

Derrière le long bruit sourd

Des nouvelles du monde

J’entends le souffle d’un vent lourd

Il chuchote en glissant ses larmes rondes

Il est encore loin le temps des oublis

Regarde, souris, je te prends la main

Chargé des derniers restes de tes nuits

Doucement je te chante demain

Mémoires

Mémoires de vieilles pierres figées

Odeur d’un vieux lichen fripé

Souvenirs d’un village endormi au creux du frêle été

Pas à pages il faut avancer dans les marges effacées

Mémoires…

Oh gentils bavards

Qui avaient posé

Petite pierre sèche sur le vieux mur

De ma mémoire fatiguée

Je n’oublie pas vous savez

Rien n’a disparu

Tout est endormi

Ces trous de silence ne vous disent rien

Regardez

Sans rien espérer

Il y a des brumes mauves

Qui se lèvent derrière le ciel de l’oubli

Douces caresses d’un soleil argenté

Ne dites rien

Je vous en prie

Je suis tellement fatigué

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires

Homme pressé sur un banc s’est assis

Il regarde en souriant

Le temps qui file en grinçant

Homme pressé pour un instant s’est libéré

Mémoires…

Je ne me souviens pas ou si mal

Souffle fatigué

Larmes retenues

Le vieil homme emplit le presque vide

De son beau regard

Lointain écho de ce qui lui reste d’océan

A la nuit tombée il s’invente un bleu métal

Qui roule une dernière vague sur le laminoir

Où fondent des tempêtes d’acier

Ce n’est rien tu sais

Juste un peu de cette belle rouille

Qui nous raconte à tous les deux

Ces longues histoires de métal aux rêves brisés

On les entend parfois

Au crépuscule frissonnant

Le long des quais aux navires gémissant

Mémoires…

En remontant aux sources d’ombres claires
J’ai bu l’eau fraîchie d’une mémoire première
Aux pierres rondes qui bombent le torse
S’accrochent des plaques de mousses vertes
J’ai trempé la main dans un écoulement des hiers finis
Et deux gouttes d’en haut m’ont parlé de demain…

Regarde le mur, inédit…

L’homme est seul

Il tremble

Je le vois dos courbé, tête rentrée

Il n’avance plus je le sais

Regarde

C’est un haut mur flou

Son sommet effleure un fond de ciel mou

Une ride de gris glisse

Au coin de l’œil qui plisse

Regarde le mur

Il pleure des larmes de pierre

Oh mur

On ne peut te percer du regard

Couvert d’une mousse de silences suintants

Il faut creuser et s’enfouir

Dans un gouffre de papiers perdus

Regarde il fond

Il coule

C’est la fin

Regarde, tu es passé

Mémoires

Mémoires de vieilles pierres figées

Odeur d’un vieux lichen fripé

Souvenirs d’un village endormi au creux du frêle été

Pas à pages il faut avancer dans les marges effacées

Juillet 2021

Regarde le mur, inédit…

L’homme est seul

Il tremble

Je le vois dos courbé, tête rentrée

Il n’avance plus je le sais

Regarde

C’est un haut mur flou

Son sommet effleure un fond de ciel mou

Une ride de gris glisse

Au coin de l’œil qui plisse

Regarde le mur

Il pleure des larmes de pierre

Oh mur

On ne peut te percer du regard

Couvert d’une mousse de silences suintants

Il faut creuser et s’enfouir

Dans un gouffre de papiers perdus

Regarde il fond

Il coule

C’est la fin

Regarde, tu es passé

9 avril

Mémoires…

En remontant aux sources d’ombres claires
J’ai bu l’eau fraîchie d’une mémoire première
Aux pierres rondes qui bombent le torse
S’accrochent des plaques de mousses vertes
J’ai trempé la main dans un écoulement des hiers finis
Et deux gouttes d’en haut m’ont parlé de demain…

15 février

Mémoires…

Mon premier inédit de l’année 2024, c’est le thème de la mémoire qui remonte à la surface de mes inspirations. Et je pense à mon père…

Je ne me souviens pas ou si mal

Souffle fatigué

Larmes retenues

Le vieil homme emplit le presque vide

De son beau regard

Lointain écho de ce qui lui reste d’océan

A la nuit tombée il s’invente un bleu métal

Qui roule une dernière vague sur le laminoir

Où fondent des tempêtes d’acier

Ce n’est rien tu sais

Juste un peu de cette belle rouille

Qui nous raconte à tous les deux

Ces longues histoires de métal aux rêves brisés

On les entend parfois

Au crépuscule frissonnant

Le long des quais aux navires gémissant

Mémoires

Homme pressé sur un banc s’est assis

Il regarde en souriant

Le temps qui file en grinçant

Homme pressé pour un instant s’est libéré

Mémoires

Mémoires de vieilles pierres figées

Odeur d’un vieux lichen fripé

Souvenirs d’un village endormi au creux du frêle été

Pas à pages il faut avancer dans les marges effacées

Mémoires

Mémoires de vieilles pierres figées

Odeur d’un vieux lichen fripé

Souvenirs d’un village endormi au creux du frêle été

Pas à pages il faut avancer dans les marges effacées

Juillet 2021

Mémoires…

Je me souviens, c’était il y a quarante ans. Quarante ans, une vie qui s’ajoute, des vies qu’on ajoute… Et les traces, toutes ces traces, celles que l’on suit, celles que l’on laisse. Je les aime ces traces, les marques du passé. On croit qu’on oublie et puis…Et puis on se croise sur le chemin des souvenirs posés, on se surprend, le cœur bat, il est le même. Il est là… C’est lui l’homme, le jeune homme que j’étais, je suis le même. Je devine les mots, mes mots, eux aussi sont les mêmes, légers, prêts pour l’envol. Regarde je les attrape, ils attendaient, là, tout la haut, dans le ciel, entre mauves et solitudes…

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires…

Il y a un trou de mémoire bleue

Dans le ciel chargé des souvenirs gris

De tous ceux qui furent tant heureux

C’était hier

Oh je le sais

C’est si vieux

Et si peu

Mais ne dis rien je t’en prie

Lève toi et ouvre les yeux

Mémoires…

Derrière le long bruit sourd

Des nouvelles du monde

J’entends le souffle d’un vent lourd

Il chuchote en glissant ses larmes rondes

Il est encore loin le temps des oublis

Regarde, souris, je te prends la main

Chargé des derniers restes de tes nuits

Doucement je te chante demain

Mémoires…

Oh gentils bavards

Qui avaient posé

Petite pierre sèche sur le vieux mur

De ma mémoire fatiguée

Je n’oublie pas vous savez

Rien n’a disparu

Tout est endormi

Ces trous de silence ne vous disent rien

Regardez

Sans rien espérer

Il y a des brumes mauves

Qui se lèvent derrière le ciel de l’oubli

Douces caresses d’un soleil argenté

Ne dites rien

Je vous en prie

Je suis tellement fatigué

30 août 2021

Mémoires…

Sur les eaux troubles d’un fleuve assagi

Vieil homme pleure un ciel qu’on oublie

Sur la face molle du miroir brisé

Le long des vertes rives de nos mémoires touffues

Il a perdu la trace de nos enfances mauves

Mémoires…

Vieil homme se souvient

Dans le feu intérieur de son regard bleu

Un fond de mémoire brûle de mille yeux

Vieil homme s’est assoupi

Dans un coin gris de ses souvenirs asséchés

Une larme s’est envolée

Mémoires

Homme pressé sur un banc s’est assis

Il regarde en souriant

Le temps qui file en grinçant

Homme pressé pour un instant s’est libéré

Mémoires

Mémoires de vieilles pierres figées

Odeur d’un vieux lichen fripé

Souvenirs d’un village endormi au creux du frêle été

Pas à pages il faut avancer dans les marges effacées

Juillet 2021

Mémoires : 3

Il y a un an, la pluie, déjà, encore, toujours… Mémoires…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Derrière la vitre d’un jour d’ici

J’attrape les gouttes de temps

Temps qui glisse

Temps qui plisse

Le regard est blotti

Entre les bras de fer

Qui s’étirent vers la mer

Sa route est si longue

Son chemin est si loin

Il se souvient

Dans le train qui coule vers le sud

Un presque homme est assoupi

Il rêve seul

Ses compagnons de nuit avalés

Regarde

Il pose le front sur le froid de la vitre

Entends ce qu’il reste d’histoire

Enfoui

Dans les plis d’acier d’une infinie nuit ferroviaire

Tu y trouveras quelques miettes sans frimes

De cette belle mémoire

Qui te souffle ses rimes…

30 juillet

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