Mes Everest, Tahar Ben Jelloun :  » quel oiseau ivre… »

Quel oiseau ivre naîtra de ton absence

toi la main du couchant mêlée à mon rire

et la larme devenue diamant

monte sur la paupière du jour

c’est ton front que je dessine

dans le vol de la lumière

et ton regard

s’en va

sur la vague retournée

un soir de sable

mon corps n’est plus ce miroir qui danse

alors je me souviens

tu te rappelles

toi l’enfant née d’une gazelle

le rêve balbutiait en nous

son chant éphémère

le vent et l’automne dans une petite solitude

je te disais

laisse tes pieds nus sur la terre mouillée

une rue blanche

et un arbre

seront ma mémoire

donne tes yeux à l’horizon qui chante

ma main

suspend la chevelure de la mer

et frôle ta nuque

mais tu trembles dans le miroir de mon corps

nuage

ma voix

te porte vers le jardin d’arbres argentés

c’était un printemps ouvert sur le ciel

il m’a donné une enfant

une enfant qui pleure

une étoile scindée

et mon désir se sépare du jour

je le ramasse dans une feuille de papier

et je m’en vais cacher la folie

dans un roc de solitude

Une nouvelle rubrique sur mon blog : « mes expressions fétiches »

J’use (et parfois j’abuse) notamment lors de mes interventions professionnelles, dans des colloques, conférences, d’expressions qui sont devenues pour certaines d’entre elles presque des « tics » de langages. De temps à autre je vous en proposerai une.

Lorsque dans le cadre de certaines politiques publiques on parle de cibler, un public, des personnes etc… Voici ce que je dis

«  N’oublions jamais, lorsqu’on parle de cibler des personnes, une population, un public qu’une cible est un objet sur lequel on tire et que généralement on rate »