Un orage en février, suite…

Jules est en Lisa. Jules est Lisa. Leurs doigts se sont touchés, une fois de plus, un effleurement puis le picotement qui creuse, qui vrille quelque part au milieu des organes dont on oublie qu’ils sont aussi faits pour aimer. Jules a retrouvé Lisa. Si longtemps qu’il n’a pas eu ce contact. Lisa s’est approchée, elle est menue, on dirait qu’elle glisse, elle a les bras qui pendent. Mais elle les porte bien, elle n’est pas embarrassée, on voit bien qu’elle est emplie de bonheurs. On comprend bien qu’elle est toute à son histoire.

Et Jules qui la regarde venir. Comme tant de fois depuis ce soir d’été où ils se sont trouvés, dans une rue chaude de la journée. Il se souvient, il ya eu tant d’amours depuis, tant de regards qui s’emmêlent. Et aujourd’hui, cela fait un an, il est si loin l’hiver du départ, l’hiver de la rupture. Il est si loin et s’éloigne encore plus à mesure que Lisa s’approche. Elle est habillée comme il aime, juste assez de tissus pour donner à penser qu’on peut trouver mieux, plus haut, plus profond. Elle est à quelques mètres et il sent déjà les picotements, avertissements délicatement douloureux. Elle est tout près. Quelques centimètres encore et leurs doigts se sont touchés. Au même moment l’orage qui gronde, l’orage. Un éclair bref, l’illumination parfaite, leurs doigts qui se touchent et Jules est en Lisa.

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