Mes Everest, René Char : « tradition du météore »

Espoir que je tente
La chute me boit.

Où la prairie chante
Je suis, ne suis pas.

Les étoiles mentent

Aux cieux qui m’inventent.

Nul autre que moi
Ne passe par là,

Sauf l’oiseau de nuit
Aux ailes traçantes.

Pâle chair offerte
Sur un lit étroit.

Aigre chair défaite,
Sombre au souterrain.

Reste à la fenêtre
Où ta fièvre bat,

O cœur volontaire,
Coureur qui combats !

Sur le gel qui croît,

Tu es immortel.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.