Mes Everest, René Char :  » dessus le sol durci… »

Dessus le sol durci du champ à l’abandon
Où les ceps subsistaient d’une vigne déserte
Filaient une envie rose, une promesse rousse.

Sur le cadran de l’heure au lent départ,
Petit jour n’assouplit pas l’espoir
S’il ne donne la grâce aux yeux qui la dégrèvent.
Écarlate, incarnat, pourpre, ponceau, vermeil,
Ce petit jour dans mon regard
Découvrit au marcheur précédé de son chien
Que la terre pouvait seule se repétrir,
Point craintive des mains distraites,
Si délaissée des mains calleuses.

Chants de la Balandrane, 1975-1977
Newton cassa la mise en scène

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.