Il n’y a plus rien à rater, tous les murs sont debout, 4…

Mannequin
Il nourrissait son désespoir
A grands coups de musique qui crient
Qu’elles ont peur de ne pas être entendues
Il avait rencontré des gens
D’un jour
Qui lui promettaient la gratuité
Des regards
Et qui se firent bagnards
Dans les supermarchés
Où sont empilées des plaques d’hypocrisie
Pour isoler leurs murs de solitude
Egoïstes
Il parlait des autres comme je parle de toi
Avec des mots lames de rasoir
Qui tranchaient la peur
Des ceux qui subsistent
Dans les ombres des encapés
Du verbe
Il lançait des signes
A ceux qui attendaient
Comme lui
Le quelque chose qui aura toujours
Un retard d’habitude
Il ne voyageait pas pour
S’encylopédiser
Il était trop triste
Pour apprendre le faux
Qui enrichit
Les amputés du verbe
Il voyageait parce qu’un chemin d’impatience
Lui grattait la mémoire
Il voyageait parce qu’un chemin d’impatience
Lui grattait la mémoire
Aux vues de la crasse géographique
Pour empailler le regard officiel
Des touristes canonisés

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