Poème de jeunesse…

La foule l’avait condamné à mourir
Parce qu’il avait tué
Une des brebis
De leur troupeau d’indifférence
Ils aimaient la vie…
Le dimanche en voiture
Dans un cortège funèbre
Qu’ils vénéraient
Parce qu’ils avaient pour jumeau
Ce pays FRANCE
Ils poussaient dans ce jardin
Où les mauvaises herbes
Meurent au napalm
A la balle perdue
Où à la torture cachée
Ils ignoraient que le lendemain
Peut-être celui du je t’aime
Pour eux
Il était celui du rêve électrisé
Qu’ils croyaient avoir eu
Ils faisaient l’amour
Comme on achète le journal
Bonjour
Merci
Il fait beau
C’est tout
Ils disent aimer un enfant
Parce qu’à Noël
Ils le font légionnaire
Ou infirmière
Parce qu’il le brûle
Sur une plage quand vient l’été
Institutionnelle
Ils le grille
Côté face, côté pile
Côté cœur
Ils ont peur
Ils ont du fric
Ils ont peur
Ils ont le flic
Et toi t’es mort
Pour eux…
Mai 1979

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