Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Texte sur le thème de la mémoire, déjà publié, comme la plupart qui suivront…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

30 octobre

Parfum de nuit…

Il ouvre son livre intérieur,

Y ajoute quelques pages.

L’encre ne sèche plus.

Elle coule

Douce et légère.

C’est le sang vif des mots.

Ils s’échappent,

Perles de plumes

Que le jour éveille.

Si beau

Les mots qui s’envolent.

Dans le vent qui attend, quelques grains de soleil,

Les yeux les lisent, le regard se plisse.

Le cœur s’affole.

On est bien.

Pas un son n’essaie le bruit,

Tout est mélodie.  

Des notes s’enroulent.

Il flotte un doux parfum de nuit.

Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

Amies fidèles…

Entre Brest et Le Conquet

Entre ciel et mer

La terre s’est avancée.

Entre les bras des gris cotonneux,

Raide et fière, elle s’est abandonnée.

Amies fidèles,

Contre vents et marées,

Mer et terre,

Jamais ne sont quittées.

Amies fidèles,

Elles se sont protégées…

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

Amies fidèles…

Entre Brest et Le Conquet

Entre ciel et mer

La terre s’est avancée.

Entre les bras des gris cotonneux,

Raide et fière, elle s’est abandonnée.

Amies fidèles,

Contre vents et marées,

Mer et terre,

Jamais ne sont quittées.

Amies fidèles,

Elles se sont protégées…

Contre la vitre…

Derrière la vitre humide

Une lueur d’un doux vert salé.

Mémoire bleue soupir,

Longue chevelure

Dans le vent gris de mon navire

Petites gouttes glissent doucement,

Perles d’eau de pluie

Cherchent une rime,

Il est trop tard océan les engloutit.

Petite barque

Sur la rive de l’automne

Petite barque s’est échouée.

Dans les bras de la lande,

Doucement

Elle s’est assoupie

Parfum de nuit…

Il ouvre son livre intérieur,

Y ajoute quelques pages.

L’encre ne sèche plus.

Elle coule

Douce et légère.

C’est le sang vif des mots.

Ils s’échappent,

Perles de plumes

Que le jour éveille.

Si beau

Les mots qui s’envolent.

Dans le vent qui attend, quelques grains de soleil,

Les yeux les lisent, le regard se plisse.

Le cœur s’affole.

On est bien.

Pas un son n’essaie le bruit,

Tout est mélodie.  

Des notes s’enroulent.

Il flotte un doux parfum de nuit.

Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

25 mai

Abeille bourbon

En ce jour annoncé de forte tempête je pense très fort aux héros de la mer…

Abeille large et fière,

Tu veilles.

Prête à bondir,

Au sommet de montagnes salées.

Prête à surgir,

Derrière les vagues échevelées.

Tu rugis, tu vrombis.

Sur l’océan déchaîné,

Tu es l’abeille aimée

Pour petites fleurs esseulées, essorées

1er novembre

Tempête est là…

Pointe de Pern, île d’Ouessant ce matin

Homme d’en bas,

Regarde le visage de l’océan.

Sur son front salé,

C’est la tempête qu’on lit.

Les rides se sont creusées,

Le regard s’est assombri.

De belles longues vagues blanches,

Entrent dans les terres usées

Elles s’étirent en criant,

Et offrent leurs bouquets d’écume

Aux récifs abandonnés.

Regarde les qui entrent dans la danse.

Écoute les !

Elles chantent avec le vent

Ferme les yeux,

Laisse entrer l’ocean.

C’est la tempête à Ouessant

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

Ouessant couleur océan…

Ile d’Ouessant

Ici tout respire l’océan.

Terre, pierres,

Fougères, bruyères,

Chacune offre une rime à la mer.

Pas un bruit de trop,

Point de sons inutiles.

Les couleurs sont légères.

Elles se posent en douceur,

Plumes lisses trempées dans la brume,

Écrivent quelques pages

Et tu les imprimes dans ta mémoire brune.

Tempête approche..

Enroulés dans le dernier rêve de la nuit qui s’éteint,

Protégés par leurs souvenirs d’océan,

Regarde bien les enfants d’Ouessant.

Dans leurs regards prudents,

Il y a comme un bouquet de vent.

C’est l’automne à l’Ouessant…

Pointe de Pern : Ouessant…

C’est l’automne sur le Ponant.

Fougères asséchées,

Bruyères délavées,

Les vents de l’été oublié,

Sans mollir ont soufflé.

C’est l’automne à Ouessant,

La lande est rouillée.

Petite route grise,

T’invite jusqu’au bout.

Regarde autour de toi,

C’est si beau le ciel d’en bas.

Ferme les yeux,

Sens le sel sur tes lèvres se poser.

Ouvre toi.

C’est l’ouest, il te tend les bras.

30 octobre 2019

Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

30 octobre

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Premier texte sur le thème de la mémoire, déjà publié, comme la plupart qui suivront…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

30 octobre

Tempête est là…

Pointe de Pern, île d’Ouessant ce matin

Homme d’en bas,

Regarde le visage de l’océan.

Sur son front salé,

C’est la tempête qu’on lit.

Les rides se sont creusées,

Le regard s’est assombri.

De belles longues vagues blanches,

Entrent dans les terres usées

Elles s’étirent en criant,

Et offrent leurs bouquets d’écume

Aux récifs abandonnés.

Regarde les qui entrent dans la danse.

Écoute les !

Elles chantent avec le vent

Ferme les yeux,

Laisse entrer l’ocean.

C’est la tempête à Ouessant

Tempête approche..

Enroulés dans le dernier rêve de la nuit qui s’éteint,

Protégés par leurs souvenirs d’océan,

Regarde bien les enfants d’Ouessant.

Dans leurs regards prudents,

Il y a comme un bouquet de vent.

A l’ouest de vos mémoires encombrées…

Pointe de Pern

Ici, un bout de ce monde habité,

Terre déchiquetée,

Vagues emmêlées,

Hommes de l’intérieur

Retournez vous !

A l’ouest de vos mémoires encombrées,

Il y a le vent.

Vent qui souffle sur vos nuques.

Vent qui s’engouffre

Derrière vos yeux étonnés.

Avancez encore un peu,

Tendez votre oreille

Entendez son chant,

Il vous murmure

Toutes ces histoires oubliées

30 octobre

C’est l’automne à l’Ouessant…

Pointe de Pern : Ouessant…

C’est l’automne sur le Ponant.

Fougères asséchées,

Bruyères délavées,

Les vents de l’été oublié,

Sans mollir ont soufflé.

C’est l’automne à Ouessant,

La lande est rouillée.

Petite route grise,

T’invite jusqu’au bout.

Regarde autour de toi,

C’est si beau le ciel d’en bas.

Ferme les yeux,

Sens le sel sur tes lèvres se poser.

Ouvre toi.

C’est l’ouest, il te tend les bras.

30 octobre 2019

Contre la vitre…

Derrière la vitre humide

Une lueur d’un doux vert salé.

Mémoire bleue soupir,

Longue chevelure

Dans le vent gris de mon navire

Petites gouttes glissent doucement,

Perles d’eau de pluie

Cherchent une rime,

Il est trop tard océan les engloutit.

Amies fidèles…

Entre Brest et Le Conquet

Entre ciel et mer

La terre s’est avancée.

Entre les bras des gris cotonneux,

Raide et fière, elle s’est abandonnée.

Amies fidèles,

Contre vents et marées,

Mer et terre,

Jamais ne sont quittées.

Amies fidèles,

Elles se sont protégées…

29 octobre

Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

25 mai

Quelques miettes d’air marin…

J’ai plongé la main,

Dans le fond mauve de ma poche à sourires.

Il y restait quelques miettes d’air marin ;

Dans le doux creux de ma paume de cire

J’entends, elles chuchotent un chant câlin.

Ô si beaux ces mots loin du pire.

Lavés, salés, à ma bouche les ai portés, comme le bon pain.

Les yeux j’ai fermés : la mer est entrée, elle a tant à me dire…    

25 mai

Peur s'éloigne…

Je me suis endormi

Dans le doux roulis

De vague belle et fidèle

Fermant les yeux

J’ai poussé une grille rouillée

La mer est là doucement échevelée

De ses longs bras bleus

Elle me serre heureux

Lente peur noire

S’éloigne au large de la mémoire

24 mars

Tempête approche..

Enroulés dans le dernier rêve de la nuit qui s’éteint,

Protégés par leurs souvenirs d’océan,

Regarde bien les enfants d’Ouessant.

Dans leurs regards prudents,

Il y a comme un bouquet de vent.

2 novembre

Vision au couchant…

A la pointe de l’île

Dans un coin du soir tombant,

Parfois brume de novembre

Se déchire au couchant.

Au pied du phare luisant

On voit soudain deux moutons.

Ils paissent tranquillement…

1er novembre

Dernière rime de l’été…

Oubliée herbe folle,

Disparu buisson rebelle.

Seul, isolé,

Dans un frisson salé

Tes pas étonnés

Épousent belle lande

Au vert si tendre.

Avance,

C’est si doux.

Écoute ce silence

Qui imite le vent.

Regarde,

Derrière l’horizon fantôme,

Une pâle lueur nous sourit.

Dernière rime de l’été,

Offerte à l’automne qui jaillit

1er novembre

Abeille bourbon

Abeille large et fière,

Tu veilles.

Prête à bondir,

Au sommet de montagnes salées.

Prête à surgir,

Derrière les vagues échevelées.

Tu rugis, tu vrombis.

Sur l’océan déchaîné,

Tu es l’abeille aimée

Pour petites fleurs esseulées, essorées

1er novembre