Parfum de nuit…

Il ouvre son livre intérieur,

Y ajoute quelques pages.

L’encre ne sèche plus.

Elle coule

Douce et légère.

C’est le sang vif des mots.

Ils s’échappent,

Perles de plumes

Que le jour éveille.

Si beau

Les mots qui s’envolent.

Dans le vent qui attend, quelques grains de soleil,

Les yeux les lisent, le regard se plisse.

Le cœur s’affole.

On est bien.

Pas un son n’essaie le bruit,

Tout est mélodie.  

Des notes s’enroulent.

Il flotte un doux parfum de nuit.

Si loin d’Ouessant

Oullins,18 h 03

Dans le fonds bleu

De mon sac à mémoires salées

J’ai cherché trois gouttes d’océan.

Quelques instants j’ai tâtonné.

Quelques grains de sable,

Un petit bout de vent,

Si peu de bruyères séchées.

Où es-tu belle Ouessant ?

Je te cherche, j’ai le temps.

J’ouvre un œil et puis deux,

Joli ciel peureux,

Qui essaie de me rendre heureux

8 novembre 18 h 35…

Ouessant s’éloigne,

Sur le bateau du retour : au large, Ouessant

Sur cette belle ligne brune

Tracée sur une page bleue océan.

Tu souffles ces quelques mots,

De ta plume d’eau

Trempée dans le vent.

A chaque vers ajouté,

C’est une perle envoyée

Aux mémoires de papier.

C’est si beau une île dans le vent,

S’envolent les feuilles légères,

Une à une se posent en riant

Sur la fine marge de l’île d’Ouessant…

3 novembre

Tempête est là…

Pointe de Pern, île d’Ouessant ce matin

Homme d’en bas,

Regarde le visage de l’océan.

Sur son front salé,

C’est la tempête qu’on lit.

Les rides se sont creusées,

Le regard s’est assombri.

De belles longues vagues blanches,

Entrent dans les terres usées

Elles s’étirent en criant,

Et offrent leurs bouquets d’écume

Aux récifs abandonnés.

Regarde les qui entrent dans la danse.

Écoute les !

Elles chantent avec le vent

Ferme les yeux,

Laisse entrer l’ocean.

C’est la tempête à Ouessant

2 novembre