
J’ai posé le pied sur une flaque de pluie
Pas de flic
Pas de floc
Un son sec qui choque
J’ai glissé sur une flaque gelée
Fini l’éclabousse
Ça craque
Ça claque
L’hiver est à nos trousses

J’ai posé le pied sur une flaque de pluie
Pas de flic
Pas de floc
Un son sec qui choque
J’ai glissé sur une flaque gelée
Fini l’éclabousse
Ça craque
Ça claque
L’hiver est à nos trousses

Parfois à l’angle d’un jour sans relief
Il y a une belle histoire qui s’échappe
Des griffes des tristes charognards
Ils n’ont pas eu le temps de souffler leur venin
Ils n’ont pas eu le temps d’abîmer la belle fossette
D’un sourire matin
Ils sont trop occupés à enfiler des perles de haine
Qu’ils offriront aux oreilles dociles
Belle histoire s’est échappée
Regarde, Ecoute petit homme
Elle est accrochée
Elle frissonne sur le fil d’un prochain baiser
28 novembre

Dans le fleuve des espoirs à venir
J’ai jeté ma ligne de fil mauve
Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère
Seuls deux ou trois ronds dans l’eau
Tentent la vaine traversée
Sur l’autre rive aux herbes pointues
On devine l’étreinte des retrouvés

Douceur animale du soir
Blond regard qui caresse
Souffle chaud
Mémoires fauves
On est si bien
Sans le bruit du mauvais loin

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Je remonte souvent aux sources sombres de ma mémoire
J’y trouve une eau grise et glacée
Dans laquelle je trempe la lame effilée de mes peurs cachées
Oui j’ai la main qui tremble
Soupirs
La clef qu’on me tend est une bouffée d’air vrai
Soupirs
Le torrent se calme
Je respire…

Il reste toujours l’espoir du long fou rire
Qui secoue la carcasse des courbés
Il explose pour ce presque rien
Que personne n’attend
Et même le silence sursaute
Il n’ose plus attendre le signe du départ
Les yeux pétillent et jouent à claque lumière
Au creux de la belle vallée
Je les vois les deux qui s’espèrent
Je les vois les deux qui s’attrapent
Leurs mains se touchent
Frissons
Ils s’entendent s’aimer

Je cherche trois mots ce soir
Trois mots
Pas un de plus
Un mot doux
Un mot chaud
Un mot léger
Si vous le pouvez
Si vous le souhaitez
Choisissez en un, ou deux, ou même trois
Dans votre belle corbeille à mots
Vérifiez qu’il ne vous manquera pas
Et puis tiens
Proposez le moi
Promis j’en ferais quelque chose
Et bien sûr je vous en remercie

Il reste une ligne à compléter
Sur la dernière page d’un horizon fatigué
On ne lit plus le début des rêves passés
On veut du vite et du demain
On veut des mots qui claquent et cliquent
Les rimes belles se replient
La ligne tremble et s’affaisse
Il est venu
L’amer hiver des lettres perdues
2.12.2025

Au bord d’une belle nuit
Les ombres bleues des aciers
S’étreignent entre ciel et mer
Les caresses grincent et crissent sous le sel
Je vous aime hauts oiseaux seuls
Aux ports attachés
Je sens vos larmes de rouilles
Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Il est des jours de blanc papier
Où le chant des mots est figé
Il suffit d’un presque rien
D’un trouble soudain
La feuille frémit
La main écrit

Il me reste à chercher des traces de solitudes heureuses
Celles qui enferment les ombres mauvaises
Dans des creux humides de pierres sèches
Nous tendrons infiniment l’oreille
Pour entendre les claquements de lourds souliers
La mémoire rouillée des lourdes portes ferrées
Entrera dans l’en dedans de nos angoisses réveillées
15/10/2025

Douceur animale du soir
Blond regard qui caresse
Souffle chaud
Mémoires fauves
On est si bien
Sans le bruit du mauvais loin

Dans le fleuve des espoirs à venir
J’ai jeté ma ligne de fil mauve
Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère
Seuls deux ou trois ronds dans l’eau
Tentent la vaine traversée
Sur l’autre rive aux herbes pointues
On devine l’étreinte des retrouvés

Au bord d’une belle nuit
Les ombres bleues des aciers
S’étreignent entre ciel et mer
Les caresses grincent et crissent sous le sel
Je vous aime hauts oiseaux seuls
Aux ports attachés
Je sens vos larmes de rouilles
Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Entre les sombres rides du monde qui s’affaisse
J’écris trois lignes de mots légers
Regarde-les
Ils ne cherchent pas les fausses rimes
Pour amuser les amputés du verbe aimer
Ils ne s’agitent pas sur les pistes de tristes danses
Pour inventer des joies sautillantes
Regarde-les
Ils écoutent les presque silences d’une lettre qui s’achève
Ils se tiennent par la main
Et entendent le souffle d’un rire nouveau
Qui leur chante la douce mélodie
De nos si beaux demains…
8 septembre

Je cherche trois mots ce soir
Trois mots
Pas un de plus
Un mot doux
Un mot chaud
Un mot léger
Si vous le pouvez
Si vous le souhaitez
Choisissez en un, ou deux, ou même trois
Dans votre belle corbeille à mots
Vérifiez qu’il ne vous manquera pas
Et puis tiens
Proposez le moi
Promis j’en ferais quelque chose
Et bien sûr je vous en remercie

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…
27 décembre 2022

C’est un long voyage
Dans l’en dedans de mes continents déchirés
Je n’ai pour seul bagage
Qu’un vieux sac usé
Je remonterai le long fleuve des mémoires englouties
Jusqu’à la source des peurs enchaînées
Une à une les portes s’ouvrent sans un bruit
Et j’entre à pas lent dans les mondes oubliés…
2 juin 2025

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?
Je ne sais pas
Pour ma part c’est au choix
Je flotte entre les courbes de deux mots
Je bondis entre vers et rime
Je saute
Je sursaute
Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier
J’entends un vague clapotis
A moins que ce ne soit un cliquetis
Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent
Un point endormi soudain se lève
L’heure est venue mon bel ami
De conjuguer tes principes passés
A tous les temps décomposés
2 janvier

Entre deux épaisseurs de malaise
Se glisse une ombre tremblante
Une faible lueur s’invite au gris banquet
Elle signe d’une main molle
Au creux du bas de page
Un mot doux qui brille en glissant
13 mars

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Il est l’heure qui navigue à vue
Entre le souffle du jour qui s’affaisse
Et l’étreinte espérée d’une nuit souriante
J’aime cette douce caresse du silence
Elle me parle à basse voix
De ces belles histoires
Qu’on murmure à l’oreille des enfants

Englué entre les quatre murs de mon angoisse
Je voudrais sauter comme l’enfant
Tête à l’envers
Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu
Je voudrais aplanir la larme coupante
Du peut-être des demains aiguisés
A la pierre des tristes peurs
Ô pluie des rires arrondis
Je t’attends c’est promis…
30 mai 2023

Tu espérais un coucher de rire bleu
Pour l’accrocher à la faille du jour déchiré
Rire entouré de ses éclats dorés
Comme la flaque joyeuse
Qui s’éparpille sous les mille pas
De rondes aux couleurs d’enfants
Las
L’heure aux mauves orangés s’est oubliée
Dans les bras mous d’une horloge pressée
Il est tard la nuit n’attend pas
Elle tire sans un mot léger
Ses lourds draps noirs
De songes à venir.

Entre deux épaisseurs de malaise
Se glisse une ombre tremblante
Une faible lueur s’invite au gris banquet
Elle signe d’une main molle
Au creux du bas de page
Un mot doux qui brille en glissant
13 mars

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Je cherche trois mots ce soir
Trois mots
Pas un de plus
Un mot doux
Un mot chaud
Un mot léger
Si vous le pouvez
Si vous le souhaitez
Choisissez en un, ou deux, ou même trois
Dans votre belle corbeille à mots
Vérifiez qu’il ne vous manquera pas
Et puis tiens
Proposez le moi
Promis j’en ferais quelque chose
Et bien sûr je vous en remercie

Il est des jours de blanc papier
Où le chant des mots est figé
Il suffit d’un presque rien
D’un trouble soudain
La feuille frémit
La main écrit

Dans le fleuve des espoirs à venir
J’ai jeté ma ligne de fil mauve
Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère
Seuls deux ou trois ronds dans l’eau
Tentent la vaine traversée
Sur l’autre rive aux herbes pointues
On devine l’étreinte des retrouvés

Douceur animale du soir
Blond regard qui caresse
Souffle chaud
Mémoires fauves
On est si bien
Sans le bruit du mauvais loin

J’ai posé le pied sur une flaque de pluie
Pas de flic
Pas de floc
Un son sec qui choque
J’ai glissé sur une flaque gelée
Fini l’éclabousse
Ça craque
Ça claque
L’hiver est à nos trousses

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Parfois à l’angle d’un jour sans relief
Il y a une belle histoire qui s’échappe
Des griffes des tristes charognards
Ils n’ont pas eu le temps de souffler leur venin
Ils n’ont pas eu le temps d’abîmer la belle fossette
D’un sourire matin
Ils sont trop occupés à enfiler des perles de haine
Qu’ils offriront aux oreilles dociles
Belle histoire s’est échappée
Regarde, Ecoute petit homme
Elle est accrochée
Elle frissonne sur le fil d’un prochain baiser
28 novembre

Je gratte le fond de ma boîte à mémoire
Je tombe sur une flaque de flou
Un bout de brume
Un cargo ridé de rouille
Un reste de vent du large
C’est si beau c’est si bon
Le long flux du fil perdu
26 novembre

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?
Je ne sais pas
Pour ma part c’est au choix
Je flotte entre les courbes de deux mots
Je bondis entre vers et rime
Je saute
Je sursaute
Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier
J’entends un vague clapotis
A moins que ce ne soit un cliquetis
Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent
Un point endormi soudain se lève
L’heure est venue mon bel ami
De conjuguer tes principes passés
A tous les temps décomposés

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Entre les lourdes plaques des silences imposés
Se glisse une feuille froissée au vent des murmures
Entends le chant de la mer
Il roule des vagues malines
Sur les rives englouties
De nos rides enfouies

Il ne reste plus de places pour l’ombre inutile
La mer est inspirée ce soir
Elle offre aux regards épuisés
Une belle envolée de sourires solaires
On entend grincer les carcasses d’acier
Entre tes bras j’embrasserai la pleine nuit…
19 septembre…

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Englué entre les quatre murs de mon angoisse
Je voudrais sauter comme l’enfant
Tête à l’envers
Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu
Je voudrais aplanir la larme coupante
Du peut-être des demains aiguisés
A la pierre des tristes peurs
Ô pluie des rires arrondis
Je t’attends c’est promis…
30 mai 2023

Englué entre les quatre murs de mon angoisse
Je voudrais sauter comme l’enfant
Tête à l’envers
Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu
Je voudrais aplanir la larme coupante
Du peut-être des demains aiguisés
A la pierre des tristes peurs
Ô pluie des rires arrondis
Je t’attends c’est promis…

Dans un creux de silence pluvieux
Une à une rondes gouttes roulent
Sur une route raide de traces vitrées
Larmes heurtées elle s’écrasent en grisant

Tu espérais un coucher de rire bleu
Pour l’accrocher à la faille du jour déchiré
Rire entouré de ses éclats dorés
Comme la flaque joyeuse
Qui s’éparpille sous les mille pas
De rondes aux couleurs d’enfants
Las
L’heure aux mauves orangés s’est oubliée
Dans les bras mous d’une horloge pressée
Il est tard la nuit n’attend pas
Elle tire sans un mot léger
Ses lourds draps noirs
De songes à venir.
25 mars


Au bord d’une belle nuit
Les ombres bleues des aciers
S’étreignent entre ciel et mer
Les caresses grincent et crissent sous le sel
Je vous aime hauts oiseaux seuls
Aux ports attachés
Je sens vos larmes de rouilles
Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Je cherche trois mots ce soir
Trois mots
Pas un de plus
Un mot doux
Un mot chaud
Un mot léger
Si vous le pouvez
Si vous le souhaitez
Choisissez en un, ou deux, ou même trois
Dans votre belle corbeille à mots
Vérifiez qu’il ne vous manquera pas
Et puis tiens
Proposez le moi
Promis j’en ferais quelque chose
Et bien sûr je vous en remercie

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?
Je ne sais pas
Pour ma part c’est au choix
Je flotte entre les courbes de deux mots
Je bondis entre vers et rime
Je saute
Je sursaute
Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier
J’entends un vague clapotis
A moins que ce ne soit un cliquetis
Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent
Un point endormi soudain se lève
L’heure est venue mon bel ami
De conjuguer tes principes passés
A tous les temps décomposés

Il est des jours gris où il nous faut puiser dans la réserve à douceurs
On y cherche en silence un reste de chant d’oiseaux
Un fond de doux soleil en fleur
Une larme pétillante de rosée
Mais rien ô rien ne se passe
Les nœuds serrés de nos angoisses soumises
Ont empli les vides de nos poches rouillées

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Entre les lourdes plaques des silences imposés
Se glisse une feuille froissée au vent des murmures
Entends le chant de la mer
Il roule des vagues malines
Sur les rives englouties
De nos rides enfouies

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Englué entre les quatre murs de mon angoisse
Je voudrais sauter comme l’enfant
Tête à l’envers
Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu
Je voudrais aplanir la larme coupante
Du peut-être des demains aiguisés
A la pierre des tristes peurs
Ô pluie des rires arrondis
Je t’attends c’est promis…
30 mai 2023

Contre la vitre du TGV, quelque part entre Paris et Lyon…
Front contre la vitre humide
Dans un songe ferroviaire
J’existe les signes des vies des ailleurs croisés
La vitesse a disparu
Elle s’est effacée
Enfouie dans la longue trace que mes rêves arrondis
Laissent sur l’écume grise
D’une droite ligne aux marges de bitume
Ou le si peu qui s’écrit si vite
Me tire une larme aux saveurs enfouies
20 janvier

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?
Je ne sais pas
Pour ma part c’est au choix
Je flotte entre les courbes de deux mots
Je bondis entre vers et rime
Je saute
Je sursaute
Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier
J’entends un vague clapotis
A moins que ce ne soit un cliquetis
Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent
Un point endormi soudain se lève
L’heure est venue mon bel ami
De conjuguer tes principes passés
A tous les temps décomposés
2 janvier

Je cherche trois mots ce soir
Trois mots
Pas un de plus
Un mot doux
Un mot chaud
Un mot léger
Si vous le pouvez
Si vous le souhaitez
Choisissez en un, ou deux, ou même trois
Dans votre belle corbeille à mots
Vérifiez qu’il ne vous manquera pas
Et puis tiens
Proposez le moi
Promis j’en ferais quelque chose
Et bien sûr je vous en remercie
28 décembre

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…
27 décembre…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents
23 décembre