Flash…

J’ai posé le pied sur une flaque de pluie

Pas de flic

Pas de floc

Un son sec qui choque

J’ai glissé sur une flaque gelée

Fini l’éclabousse

Ça craque

Ça claque

L’hiver est à nos trousses

Flash…

Parfois à l’angle d’un jour sans relief

Il y a une belle histoire qui s’échappe

Des griffes des tristes charognards

Ils n’ont pas eu le temps de souffler leur venin

Ils n’ont pas eu le temps d’abîmer la belle fossette

D’un sourire matin

Ils sont trop occupés à enfiler des perles de haine

Qu’ils offriront aux oreilles dociles

Belle histoire s’est échappée

Regarde, Ecoute petit homme

Elle est accrochée

Elle frissonne sur le fil d’un prochain baiser

28 novembre

Flash…

Dans le fleuve des espoirs à venir

J’ai jeté ma ligne de fil mauve

Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère

Seuls deux ou trois ronds dans l’eau

Tentent la vaine traversée

Sur l’autre rive aux herbes pointues

On devine l’étreinte des retrouvés

Flash…

Douceur animale du soir

Blond regard qui caresse

Souffle chaud

Mémoires fauves

On est si bien

Sans le bruit du mauvais loin

Flash…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Flash… inédit

Je remonte souvent aux sources sombres de ma mémoire

J’y trouve une eau grise et glacée

Dans laquelle je trempe la lame effilée de mes peurs cachées

Oui j’ai la main qui tremble

Soupirs

La clef qu’on me tend est une bouffée d’air vrai

Soupirs

Le torrent se calme

Je respire…

Flash…

Il reste toujours l’espoir du long fou rire

Qui secoue la carcasse des courbés

Il explose pour ce presque rien

Que personne n’attend

Et même le silence sursaute

Il n’ose plus attendre le signe du départ

Les yeux pétillent et jouent à claque lumière

Au creux de la belle vallée

Je les vois les deux qui s’espèrent

Je les vois les deux qui s’attrapent

Leurs mains se touchent

Frissons

Ils s’entendent s’aimer

Flash…

Je cherche trois mots ce soir

Trois mots

Pas un de plus

Un mot doux

Un mot chaud

Un mot léger

Si vous le pouvez

Si vous le souhaitez

Choisissez en un, ou deux, ou même trois

Dans votre belle corbeille à mots

Vérifiez qu’il ne vous manquera pas

Et puis tiens

Proposez le moi

Promis j’en ferais quelque chose

Et bien sûr je vous en remercie

Flash, inédit…

Il reste une ligne à compléter

Sur la dernière page d’un horizon fatigué

On ne lit plus le début des rêves passés

On veut du vite et du demain

On veut des mots qui claquent et cliquent

Les rimes belles se replient

La ligne tremble et s’affaisse

Il est venu

L’amer hiver des lettres perdues

2.12.2025

Flash marin, inédit…

Au bord d’une belle nuit

Les ombres bleues des aciers

S’étreignent entre ciel et mer

Les caresses grincent et crissent sous le sel

Je vous aime hauts oiseaux seuls

Aux ports attachés

Je sens vos larmes de rouilles

Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Flash…

Il est des jours de blanc papier
Où le chant des mots est figé
Il suffit d’un presque rien
D’un trouble soudain
La feuille frémit
La main écrit

Flash, inédit…

Il me reste à chercher des traces de solitudes heureuses

Celles qui enferment les ombres mauvaises

Dans des creux humides de pierres sèches

Nous tendrons infiniment l’oreille

Pour entendre les claquements de lourds souliers

La mémoire rouillée des lourdes portes ferrées

Entrera dans l’en dedans de nos angoisses réveillées

15/10/2025

Flash…

Douceur animale du soir

Blond regard qui caresse

Souffle chaud

Mémoires fauves

On est si bien

Sans le bruit du mauvais loin

Flash…

Dans le fleuve des espoirs à venir

J’ai jeté ma ligne de fil mauve

Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère

Seuls deux ou trois ronds dans l’eau

Tentent la vaine traversée

Sur l’autre rive aux herbes pointues

On devine l’étreinte des retrouvés

Flash marin, inédit…

Au bord d’une belle nuit

Les ombres bleues des aciers

S’étreignent entre ciel et mer

Les caresses grincent et crissent sous le sel

Je vous aime hauts oiseaux seuls

Aux ports attachés

Je sens vos larmes de rouilles

Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Flash…

Entre les sombres rides du monde qui s’affaisse

J’écris trois lignes de mots légers

Regarde-les

Ils ne cherchent pas les fausses rimes

Pour amuser les amputés du verbe aimer

Ils ne s’agitent pas sur les pistes de tristes danses

Pour inventer des joies sautillantes

Regarde-les

Ils écoutent les presque silences d’une lettre qui s’achève

Ils se tiennent par la main

Et entendent le souffle d’un rire nouveau

Qui leur chante la douce mélodie

De nos si beaux demains…

8 septembre

Flash…

Je cherche trois mots ce soir

Trois mots

Pas un de plus

Un mot doux

Un mot chaud

Un mot léger

Si vous le pouvez

Si vous le souhaitez

Choisissez en un, ou deux, ou même trois

Dans votre belle corbeille à mots

Vérifiez qu’il ne vous manquera pas

Et puis tiens

Proposez le moi

Promis j’en ferais quelque chose

Et bien sûr je vous en remercie

Flash…

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

27 décembre 2022

Flash

C’est un long voyage
Dans l’en dedans de mes continents déchirés
Je n’ai pour seul bagage
Qu’un vieux sac usé
Je remonterai le long fleuve des mémoires englouties
Jusqu’à la source des peurs enchaînées
Une à une les portes s’ouvrent sans un bruit
Et j’entre à pas lent dans les mondes oubliés…

2 juin 2025

Flash…

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?

Je ne sais pas

Pour ma part c’est au choix

Je flotte entre les courbes de deux mots

Je bondis entre vers et rime

Je saute

Je sursaute

Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier

J’entends un vague clapotis

A moins que ce ne soit un cliquetis

Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent

Un point endormi soudain se lève

L’heure est venue mon bel ami

De conjuguer tes principes passés

A tous les temps décomposés

2 janvier

Flash…

Entre deux épaisseurs de malaise
Se glisse une ombre tremblante
Une faible lueur s’invite au gris banquet
Elle signe d’une main molle
Au creux du bas de page
Un mot doux qui brille en glissant

13 mars

Et si vous cessiez de vous haïr…

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Flash…

Il est l’heure qui navigue à vue

Entre le souffle du jour qui s’affaisse

Et l’étreinte espérée d’une nuit souriante

J’aime cette douce caresse du silence

Elle me parle à basse voix

De ces belles histoires

Qu’on murmure à l’oreille des enfants  

Flash..

Englué entre les quatre murs de mon angoisse

Je voudrais sauter comme l’enfant

Tête à l’envers

Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu

Je voudrais aplanir la larme coupante

Du peut-être des demains aiguisés

A la pierre des tristes peurs

Ô pluie des rires arrondis

Je t’attends c’est promis…

30 mai 2023

Flash, inédit…

Tu espérais un coucher de rire bleu

Pour l’accrocher à la faille du jour déchiré

Rire entouré de ses éclats dorés

Comme la flaque joyeuse

Qui s’éparpille sous les mille pas

De rondes aux couleurs d’enfants

Las

L’heure aux mauves orangés s’est oubliée

Dans les bras mous d’une horloge pressée

Il est tard la nuit n’attend pas

Elle tire sans un mot léger

Ses lourds draps noirs

De songes à venir.

Flash…

Entre deux épaisseurs de malaise
Se glisse une ombre tremblante
Une faible lueur s’invite au gris banquet
Elle signe d’une main molle
Au creux du bas de page
Un mot doux qui brille en glissant

13 mars

Et si vous cessiez de vous haïr…

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Flash…

Je cherche trois mots ce soir

Trois mots

Pas un de plus

Un mot doux

Un mot chaud

Un mot léger

Si vous le pouvez

Si vous le souhaitez

Choisissez en un, ou deux, ou même trois

Dans votre belle corbeille à mots

Vérifiez qu’il ne vous manquera pas

Et puis tiens

Proposez le moi

Promis j’en ferais quelque chose

Et bien sûr je vous en remercie

Flash…

Il est des jours de blanc papier
Où le chant des mots est figé
Il suffit d’un presque rien
D’un trouble soudain
La feuille frémit
La main écrit

Flash…

Dans le fleuve des espoirs à venir

J’ai jeté ma ligne de fil mauve

Pas un rire n’a mordu à la mouche éphémère

Seuls deux ou trois ronds dans l’eau

Tentent la vaine traversée

Sur l’autre rive aux herbes pointues

On devine l’étreinte des retrouvés

Flash…

Douceur animale du soir

Blond regard qui caresse

Souffle chaud

Mémoires fauves

On est si bien

Sans le bruit du mauvais loin

Flash…

J’ai posé le pied sur une flaque de pluie

Pas de flic

Pas de floc

Un son sec qui choque

J’ai glissé sur une flaque gelée

Fini l’éclabousse

Ça craque

Ça claque

L’hiver est à nos trousses

Flash…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Flash…

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Flash…

Parfois à l’angle d’un jour sans relief

Il y a une belle histoire qui s’échappe

Des griffes des tristes charognards

Ils n’ont pas eu le temps de souffler leur venin

Ils n’ont pas eu le temps d’abîmer la belle fossette

D’un sourire matin

Ils sont trop occupés à enfiler des perles de haine

Qu’ils offriront aux oreilles dociles

Belle histoire s’est échappée

Regarde, Ecoute petit homme

Elle est accrochée

Elle frissonne sur le fil d’un prochain baiser

28 novembre

Flash…

Je gratte le fond de ma boîte à mémoire

Je tombe sur une flaque de flou

Un bout de brume

Un cargo ridé de rouille

Un reste de vent du large

C’est si beau c’est si bon

Le long flux du fil perdu

26 novembre

Flash…

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?

Je ne sais pas

Pour ma part c’est au choix

Je flotte entre les courbes de deux mots

Je bondis entre vers et rime

Je saute

Je sursaute

Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier

J’entends un vague clapotis

A moins que ce ne soit un cliquetis

Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent

Un point endormi soudain se lève

L’heure est venue mon bel ami

De conjuguer tes principes passés

A tous les temps décomposés

Flash…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Flash…

Entre les lourdes plaques des silences imposés

Se glisse une feuille froissée au vent des murmures

Entends le chant de la mer

Il roule des vagues malines

Sur les rives englouties

De nos rides enfouies

Flash…

Il ne reste plus de places pour l’ombre inutile
La mer est inspirée ce soir
Elle offre aux regards épuisés
Une belle envolée de sourires solaires
On entend grincer les carcasses d’acier
Entre tes bras j’embrasserai la pleine nuit…

19 septembre…

Flash…

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Flash..

Englué entre les quatre murs de mon angoisse

Je voudrais sauter comme l’enfant

Tête à l’envers

Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu

Je voudrais aplanir la larme coupante

Du peut-être des demains aiguisés

A la pierre des tristes peurs

Ô pluie des rires arrondis

Je t’attends c’est promis…

30 mai 2023

Flash..

Englué entre les quatre murs de mon angoisse

Je voudrais sauter comme l’enfant

Tête à l’envers

Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu

Je voudrais aplanir la larme coupante

Du peut-être des demains aiguisés

A la pierre des tristes peurs

Ô pluie des rires arrondis

Je t’attends c’est promis…

Flash pluvieux…

Dans un creux de silence pluvieux

Une à une rondes gouttes roulent

Sur une route raide de traces vitrées

Larmes heurtées elle s’écrasent en grisant  

Flash, inédit…

Tu espérais un coucher de rire bleu

Pour l’accrocher à la faille du jour déchiré

Rire entouré de ses éclats dorés

Comme la flaque joyeuse

Qui s’éparpille sous les mille pas

De rondes aux couleurs d’enfants

Las

L’heure aux mauves orangés s’est oubliée

Dans les bras mous d’une horloge pressée

Il est tard la nuit n’attend pas

Elle tire sans un mot léger

Ses lourds draps noirs

De songes à venir.

25 mars

Flash…

Flash marin, inédit…

Au bord d’une belle nuit

Les ombres bleues des aciers

S’étreignent entre ciel et mer

Les caresses grincent et crissent sous le sel

Je vous aime hauts oiseaux seuls

Aux ports attachés

Je sens vos larmes de rouilles

Elles glissent sur la paume sèche d’une main oubliée

Flash…

Je cherche trois mots ce soir

Trois mots

Pas un de plus

Un mot doux

Un mot chaud

Un mot léger

Si vous le pouvez

Si vous le souhaitez

Choisissez en un, ou deux, ou même trois

Dans votre belle corbeille à mots

Vérifiez qu’il ne vous manquera pas

Et puis tiens

Proposez le moi

Promis j’en ferais quelque chose

Et bien sûr je vous en remercie

Flash…

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?

Je ne sais pas

Pour ma part c’est au choix

Je flotte entre les courbes de deux mots

Je bondis entre vers et rime

Je saute

Je sursaute

Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier

J’entends un vague clapotis

A moins que ce ne soit un cliquetis

Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent

Un point endormi soudain se lève

L’heure est venue mon bel ami

De conjuguer tes principes passés

A tous les temps décomposés

Flash…

Il est des jours gris où il nous faut puiser dans la réserve à douceurs
On y cherche en silence un reste de chant d’oiseaux
Un fond de doux soleil en fleur
Une larme pétillante de rosée
Mais rien ô rien ne se passe
Les nœuds serrés de nos angoisses soumises
Ont empli les vides de nos poches rouillées

Flash…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

Flash…

Je voudrais inventer une couleur nouvelle
Eveiller ma palette endormie
Oh oui je voudrais qu’elle sursaute
Et s’étonne d’une si belle teinte
Et ma plume lisse et luisante attendra
Elle se souviendra en soupirant
De ses nombreuses plongées
Dans l’écume grise des automnes fatigués
Dans le mauve vibrant de l’étreinte du jours couchants
Dans le presque bleu des océans agités
O plume impatiente
Tu fabriqueras des rimes qui roulent
Et se jettent en riant
Sur les rives vierges de mes douces feuilles
Aux marges pleines d’un vertige coloré

Flash…

Entre les lourdes plaques des silences imposés

Se glisse une feuille froissée au vent des murmures

Entends le chant de la mer

Il roule des vagues malines

Sur les rives englouties

De nos rides enfouies

Et si vous cessiez de vous haïr…

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

Flash..

Englué entre les quatre murs de mon angoisse

Je voudrais sauter comme l’enfant

Tête à l’envers

Pieds joints dans la flaque d’un reste de bleu

Je voudrais aplanir la larme coupante

Du peut-être des demains aiguisés

A la pierre des tristes peurs

Ô pluie des rires arrondis

Je t’attends c’est promis…

30 mai 2023

Flash…

Contre la vitre du TGV, quelque part entre Paris et Lyon…

Front contre la vitre humide
Dans un songe ferroviaire
J’existe les signes des vies des ailleurs croisés
La vitesse a disparu
Elle s’est effacée
Enfouie dans la longue trace que mes rêves arrondis
Laissent sur l’écume grise
D’une droite ligne aux marges de bitume
Ou le si peu qui s’écrit si vite
Me tire une larme aux saveurs enfouies

20 janvier

Flash…

Le chemin le plus court qui conduit à la poésie ?

Je ne sais pas

Pour ma part c’est au choix

Je flotte entre les courbes de deux mots

Je bondis entre vers et rime

Je saute

Je sursaute

Je colle l’oreille au dos doux d’une feuille de papier

J’entends un vague clapotis

A moins que ce ne soit un cliquetis

Je caresse les longues jambes de mots longs qui s’affaissent

Un point endormi soudain se lève

L’heure est venue mon bel ami

De conjuguer tes principes passés

A tous les temps décomposés

2 janvier

Flash…

Je cherche trois mots ce soir

Trois mots

Pas un de plus

Un mot doux

Un mot chaud

Un mot léger

Si vous le pouvez

Si vous le souhaitez

Choisissez en un, ou deux, ou même trois

Dans votre belle corbeille à mots

Vérifiez qu’il ne vous manquera pas

Et puis tiens

Proposez le moi

Promis j’en ferais quelque chose

Et bien sûr je vous en remercie

28 décembre

Flash…

Et si vous cessiez de vous haïr !
Oui c’est à vous que je parle, ne tournez pas la tête…
Oui, vous, femmes et hommes enfermés dans vos camisoles idéologiques.
Vous qui maniez avec dextérité la fine lame du mépris.
Oui, vous, je vous en prie, prenez le temps,
Il reste encore du beau pour espérer
Vous niez ?
Les autres, ce sont les autres me dites-vous.
Les autres, toujours les autres :
Les ceux qui ne savent pas,
Les ceux qui ne comprennent pas,
Les ceux qui dérangent les angles mous de vos certitudes carrées.
Mais vous n’y êtes pour rien, vous êtes dans le vrai, vous le savez.
Bien au chaud entre les raides épaisseurs de vos convictions avariées,
Vous jugez, vous condamnez, vous accusez,
C’est bien triste vous savez.
Il faut vous redresser.
Je vous plains,
C’est vrai,
Je voudrais tant vous dire
Que tout n’est que rien,
Que tout n’est que vain,
Allez un effort s’il vous plait,
Ce sera tellement mieux lorsque vous vivrez…

27 décembre…

Flash…

Et si l’on ne se disait rien
Se croiser et se sourire
Se parler et se souvenir
Et si l’on se disait tout
Se rencontrer et s’étonner
Se séduire et s’aimer
Et si l’on se disait demain
Se rêver et se promettre
S’espérer et s’oublier
Souffrir dans un souffle
Seul et perdu
Dans la foule des absents

23 décembre