Novembre chagrin : inédit…

Mais que nous veux tu novembre chagrin

J’attends la fin de ton défilé de larmes

Je n’aime plus tes rimes de tristes matins

Au sud de nos angoisses le laid chant des armes

A travers les grises vitres de nos mémoires brisées

Glissent les pâles reflets de nos rires éteints

Entends-tu le chant des demains réparés

Il pose ses notes fleuries sur le gris chemin

Un matin pluie…

C’est un matin pluie

Qui ruisselle de gris.

Avalées par une trop longue nuit,

Les couleurs sont assoupies

C’est un matin pluie,

Sur un lac d’Italie.

Aucune ride, pas un souffle de trop

C’est le vide qui se pose.

Ferme les yeux, il est si tôt 

Pas un bruit mécanique,

C’est un matin qui repose.

Regarde le ciel, lisse et sans rose

Regarde, sur le dos de l’eau comme il se pose.

Tout est si calme, pas une lueur ;

Tout est si beau

Sans ces cent couleurs.  

On est si bien, à attendre le temps sans heurts.

C’est un matin  pluie,

Écoute  ces mots qu’il nous dit.

Ecoute c’est si beau le matin qui s’enfuit.

Troubles…

J’aurai voulu vous parler de pluie
Pour le faire j’ai cherché le bon sens
Par où faut-il commencer
Ce que je vois
Ce que j’entends
Ce que je ressens
L’humidité qui me traverse
La douceur de la flaque qui s’étend
Et me voici dans le trouble
Le mot roule sous ma langue
Mot gros mot gras mot gris
Mot trouble

Trouble trouble trouble

Le mot répété ne sert plus à rien
Il s’écroule
Où es-tu
Goutte de pluie
Goutte de rien
J’attends

On verra bien

14 novembre

Novembre chagrin : inédit…

Mais que nous veux tu novembre chagrin

J’attends la fin de ton défilé de larmes

Je n’aime plus tes rimes de tristes matins

Au sud de nos angoisses le laid chant des armes

A travers les grises vitres de nos mémoires brisées

Glissent les pâles reflets de nos rires éteints

Entends-tu le chant des demains réparés

Il pose ses notes fleuries sur le gris chemin

30 novembre

Troubles…

J’aurai voulu vous parler de pluie
Pour le faire j’ai cherché le bon sens
Par où faut-il commencer
Ce que je vois
Ce que j’entends
Ce que je ressens
L’humidité qui me traverse
La douceur de la flaque qui s’étend
Et me voici dans le trouble
Le mot roule sous ma langue
Mot gros mot gras mot gris
Mot trouble

Trouble trouble trouble

Le mot répété ne sert plus à rien
Il s’écroule
Où es-tu
Goutte de pluie
Goutte de rien
J’attends

On verra bien

14 novembre

Les couleurs ont disparu…

Avalées en trois souffles de gris,

Qu’une pluie froide dilue

Les couleurs ont disparu.

Goutte à goutte,

Le ciel se pose,

Il s’étend, s’étire,

Prend ses aises.

Les yeux se plissent,

Ils cherchent le bout.

Les yeux se plissent,

Ils redressent les courbes.

La route devient molle,

Elle glisse,

Dans les bras de la brume.

La nuit n’est plus très loin,

Elle attend, là-bas,

Après le bout,

Après le tout.  

Tu baisses les paupières,

Doucement,

Petites billes de lumières,

Étouffent l’hiver au tournant.

Un matin pluie…

C’est un matin pluie

Qui ruisselle de gris.

Avalées par une trop longue nuit,

Les couleurs sont assoupies

C’est un matin pluie,

Sur un lac d’Italie.

Aucune ride, pas un souffle de trop

C’est le vide qui se pose.

Ferme les yeux, il est si tôt 

Pas un bruit mécanique,

C’est un matin qui repose.

Regarde le ciel, lisse et sans rose

Regarde, sur le dos de l’eau comme il se pose.

Tout est si calme, pas une lueur ;

Tout est si beau

Sans ces cent couleurs.  

On est si bien, à attendre le temps sans heurts.

C’est un matin  pluie,

Écoute  ces mots qu’il nous dit.

Ecoute c’est si beau le matin qui s’enfuit.