Il n’y a plus rien à rater tous les murs sont debout, 1

Aujourd’hui je publie en plusieurs parties ce long texte écrit en 1979…

Je l’aurai rencontré un jour de mensonge
Un jour comme tant d’autres
Je l’aurai rencontré le jour où l’on pouvait partir
Pour d’autres villes
Je l’aurai rencontré dans ce port sans bateau
Dans ce port sans eau
Dans ce trop long canal où coulent des compromis
Pour rêver
Rêver
Où l’on traîne le regard
Avec une liasse de souvenirs identiques
Avec une liasse de remords
A imprimer
Avec l’énergie du cafard
Enjoliveur de mode
Pour les mélancoliques du soir sans muses…
Déjà des caves aux fenêtres de l’ombre
Enfumées
Vident leurs morts
Vivent leur mort
Banale
Hivernale
Pleins à craquer des affreux qui comptent
Sur leurs doigts seringues
Les intervalles de leurs soupirs
Mécaniques
Pour minuter
Leur éternel motif d’impatience
Pour le trop bref retour de ceux qu’ils rêvaient
Ceux qui rêvaient
Dans l’ailleurs d’un autre pays…
Déjà une vague de désespoir
Toujours une marée de misère
Neige éternelle
Calaminée par le crachat d’une ville tuberculeuse
Où s’ennuient par milliers
Par grappes d’angoissés
Des vendeurs d’horizons
Au rabais

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