Un été qui ne finit plus…

Plage sur l’île de Tioman

Fin de journée

Ciel repu d’un bleu si vif

Qu’il en oublie de rimer

Avec ses compagnes colorées.

La chaleur n’a pas quitté

Les quartiers d’un été sans fin.  

La fraîcheur est à inventer.

Ecoute,

Regarde,

Puise dans les réserves de ta mémoire salée.

Elle est là, belle

Dans la douceur du silence

Qui tombe.

Plume grise et légère,  

Elle attend son heure,

Qui jamais ne viendra,

Regarde l’horizon

Il puise quelques gouttes

Sur sa palette étonnée

De quelques teintes,

Ici oubliées,

Il se fabrique une beauté.

15 octobre 2019

Invite ton arc en ciel…

Soleil couchant sur l’île de Tioman, Malaisie mai 2019

Quand surgit le soir,

Sur l’île Île de Tioman,

Te revient le mot firmament.

Ouvre les yeux.

Invite ton arc en ciel,

Oh oui !

Invite le à se poser.

Sur la douce palette

De tes paupières bleutées.

Oublie le rayon glacial,

Des cartes postales

Où défilent de pâles soleils

Lessivés, desséchés,

Amputés des lueurs

Qu’ils ont tentées

D’arracher aux chaleurs

D’une journée aux blancheurs

Qui crépitent.

Plus un bruit,

Plus une ride,

La mer s’est apaisée.

Regarde, il est beau

Regarde le :

C’est le ciel d’Orient…

Braises du midi…

Georgetown, Malaisie mai 2019

Dans le brasier d’après-midi

La ville est assoupie,

La chaleur écrase tout.

Elle s’étire, lente et humide,

Plus rien ne bouge,

Mercure en folie.

Les corps lourds et moites,

Inventent des ombres

Il se parlent de fraîcheur.

Dans la lumière si blanche,

Les couleurs éclatent,

Les regards cherchent le mauve,

Douce couleur qui apaise,

Des rouges incandescents,

Les souffles sont courts,

Dans l’air, des bouquets d’épices,

Une odeur de terre mouillé,

C’est la Malaisie.

Belle et tiède, la nuit s’est invitée…

Île de Tioman : Malaisie mai 2019

Doucement le soir s’est posé.

Sans un bruit, sans un gris,

Sur le sable si chaud,

Épuisé,

Il s’est allongé.

Les souffles sont courts,

Dans le regard, une lueur.

Reste d’un soleil rageur.

On ferme les yeux,

Douce caresse,

D’une brise,

Qui cherche une rime,

Avec un vent qu’on rêve frais.

Belle et tiède,

La nuit s’est invitée.

D’une voix claire et reposée

A la mer apaisée,

Ses doux mots il a libérés

Kuala Lumpur étouffée…

A chaque pas, une odeur,

Pour chaque regard une couleur,

Les beignets crépitent dans l’huile qui bouillonne.

Sur chaque rive de ce fleuve agité,

On cuit, on crie,

On pousse, on se pousse,

Les fruits aux formes plantureuses

Entourent épices, étoffes, poissons frits.

La chaleur est là.

Elle pèse,  

Lourde et humide.  

Sous les regards englués.

La rue est avalée,

La foule bigarrée l’a digérée

La rue s’est envolée,

Kuala Lumpur étouffée,

Sans un souffle nous a emportés.

Avril 2019