Le coucher de sommeil : 1

Republication en quatre parties d’une autre de mes nouvelles…

Flammes

Dans ma réserve à mots

Je saisis une poignée de lettres sèches

Au cœur de la flamme impatiente

Je les ai jetées

Mots brûlants se sont envolés

Sourires au conseil des ministres version intégrale…

Et pour clore voici en un seul bloc la version intégrale

Sourires au conseil des ministres : suite et fin….

Sourires au conseil des ministres 13…

On approche de la fin…

Retrouvons : « sourires au conseil des ministres » : épisode 12

Sourires au conseil des ministres : 11

« Sourires au conseil des ministres »: 10

« Sourires au conseil des ministres » : 9

« Sourires au conseil des ministres » : 8

Je poursuis la publication des épisodes suivants de « Sourires au conseil des ministres »….

« Sourires au conseil des ministres » 7

« Sourires au conseil des ministres » : 6.

« Sourires au conseil des ministres » 5

« Sourires au conseil des ministres » 4

« Sourires au conseil des ministres » : 3

« Sourires au conseil des ministres » : 2

« Sourires au conseil des ministres » 1

Une nouvelle republication ce matin, en plusieurs épisodes bien sur

D’un rire malin…

Dans le presque bout
Du pâle gris
D’un lointain matin
Coquin
Câlin
J’ai posé
La belle couleur
Du rire malin

La moitié et son double : suite et fin.

E t voici la fin de cette nouvelle

La moitié et son double : 3

La moitié et son double, 2

La moitié et son double,1

Republication d’une nouvelle, que j’avais écrite il y a dix pour mon fils aîné… En quatre parties

Le temps s’est achevé…

Dans le silence mou d’un matin bleu
On s’arrête

Dans le plein rêve
D’un monde heureux
On s’arrête

Juste au-dessus du vague soupir
Las
On n’entend plus la douce mélodie
On respire, on espère
On hésite, on appelle
Oh rien
Ou si peu
Juste le mot
Juste un seul
Léger
Goutte à goutte
Rivière l’épelle
On baisse les yeux
Plus un souffle d’air
Tout se fige
Une par une flaques d’eau
S’assèchent
Et sur la surface lisse d’un vague ruisseau
Le temps s’est achevé
Nous ne l’attraperons plus

Belle et tiède, la nuit s’est invitée…

Chuuuuint…

Une republication originale pour débuter la semaine

Dans le soir de ses yeux…

Photo de Umberto Shaw sur Pexels.com

Dans le soir de ses yeux
Je lis la dernière phrase
D’une histoire fanée
Tant de fois racontée

Ses mots sont lourds et glacés
Je les pose sans rien dire
Dans le creux lisse
De mes mains de papier

Dans le noir de ses cheveux
Douce main glisse en frisant
Les dernières boucles de rires envolés
C’est la longue nuit des errants séparés

Petit bonheur ferroviaire éphémère…

Ils me paraissent si loin ces petits bonheurs ferroviaires …

En route vers la bibliothèque

Tout avait commencé par une boule au fond de la gorge, suite et fin…

Quelques inédits…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

J’ai terminé le déchiffrage de ce qui était certainement destiné à être l’esquisse de la suite de mon premier roman  » quelques mardis en novembre » et que j’ai abandonné ensuite…

Je n’avais pas prévu ce départ, ou tout au moins je ne l’avais pas intégré avec intelligence dans mon parcours de reconstruction. J’aurais pu choisir le refus de porter cet uniforme mais je n’avais pas bougé, peut-être par paresse, peut-être plus parce que je pensais qu’il y avait beaucoup à prendre dans cet univers dont on parle tant sans ne l’avoir jamais rencontré. Un peu comme ces paradis ou enfers lointains qu’on s’envoie volontiers à la face, lors de nos si nombreuses empoignades politiques. « Allez-y voir là-bas et vous verrez bien que votre paradis, c’est bien l’enfer pour les autres!»

La plupart du temps ce pourfendeur de l’au-delà honteux a encore les seules limites de sa propre commune, de…

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La fin de la récréation : nouvelle inédite suite et fin !

Suite et fin

La fin de la récréation : nouvelle inédite 2

La fin de la récréation : nouvelle inédite 1

Ce samedi je republie en trois épisodes cette nouvelle, écrite il y a très longtemps

Poèmes de jeunesse. « Ce soir », 3

C’est tout pour aujourd’hui…

Poèmes de jeunesse. « Ce soir : 2 »

Poèmes de jeunesse… « Ce soir » 1

Un dernier texte en trois parties avant le week-end

Poèmes de jeunesse

Poèmes de jeunesse : « cri »

Poèmes de jeunesse

Poèmes de jeunesse

Aujourd’hui encore je republie des vieux textes de ma jeunesse

Tu t’en foutais d’être né : fin

Tu t’en foutais d’être né : -3-

Suite

Poèmes de jeunesse : tu t’en foutais d’être né -2-

Poèmes de jeunesse : « Tu t’en foutais d’être né… » -1-

Aujourd’hui encore une « republication » d’un de mes poèmes de jeunesse en 4 parties …

Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater, tous les murs sont debout…suite et fin….

Suite et fin

Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater tous les murs sont debout : 5

Poèmes de jeunesse : il n’y a plus rien à rater, tous les murs sont debout..4

Suite

Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater, tous les murs sont debout », 3

Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater tous les murs sont debout : 2

SUITE

Poèmes de jeunesse : « il n’y a plus rien à rater tous les murs sont debout… » 1

Aujourd’hui une republication d’un de mes vieux textes, en plusieurs parties

Dans nos regards, la mer et la brume…

La mer, toujours la mer…

Barre d’Etel

Il a voulu voir la mer…

Retournons au bord de la mer…

Avis de tempête en compétition…

Un de mes textes  » Avis de tempête » a été retenu par le jury du site Short Edition, vous pouvez le soutenir…

https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/avis-de-tempete-11

La tempête ne souffle pas
Elle ne l’oserait plus
Dans son bouquet de vent d’ouest
Flottent des airs d’un silence fané
Nos yeux se sont usés
Sur des pages de rien
Qui défilent sans trembler
Elles sont si loin
Ces larmes de papier
Que dans un revers de main
Doucement ils aimaient caresser
Tous ont oublié
Le si beau regard bleu plissé
Du marin qui espère la lumière
À la lisière de la marge
Du rivage espéré
Enfermés
Englués
Dans des bulles de vide
Qui ont trahi nos rêves de rimes légères
Les hommes se noient sans une larme de sel

Rencontre avec le port…

Mes Everest :  » la jetée » Henri Michaux.

Je continue mes republications sur le thème de la mer…

Parlez moi de la mer…

La mer toujours la mer…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Je suis particulièrement satisfait pour ne pas dire fier de mon texte du jour. Je n’ai pas l’habitude, mais là j’avais envie de le dire…

Je n’en peux plus du bruit de la peur,

Je n’en veux pas de la suie grasse de vos haines,

Je n’en veux plus des complaintes aux rimes dures.

Parlez moi de la mer, je vous en prie.

Où sont les vagues,

Où sont-elles?

Entendez le vent,

Il pleure, vous dis-je,

On l’oublie,

Il est seul, il appelle.

J’entends son chant qui ondule,

Mes yeux se ferment,

Petites larmes coulent.

Vagues amères,

Douces et belles,

Sur les rives de mes lèvres muettes

Ont répondu, ô vent, à ton appel.

Parlez moi de la mer je vous en prie…

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Il a senti la mer…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Un vieux texte que j’ai envie de partager a nouveau ce soir…

Il a mis le pied sur le quai et
ce qu’il a tout de suite senti, très fort, c’est l’air. Il l’a senti sur sa
peau, il l’a senti entrer en lui, partout, par tous les pores. Alors il s’est
arrêté, et il a compris que la mer dans la ville, dans cette ville est partout.
L’air qu’on respire n’est pas le même, il est parfumé, avec juste cette
sensation d’humide qui ne glace pas le sang mais qui donne le sourire. Oui,
elle est là la différence, c’est dans l’air! C’est un sourire qui
caresse, doux comme le premier chant d’oiseau à la fin de l’hiver, on ouvre la
fenêtre, on respire: la vie est partout et on sourit. Il n’est là que
depuis cinq minutes. Il ouvre les yeux, son cœur bat, très fort, les autres…

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Souvenir…

Envie de partager la mer aujourd’hui, la mer et ses cent vagues

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Je garde au fond de ma réserve à souvenirs
Un reste de soir d’été
C’était hier, c’était il y a loin
L’océan ne disait plus rien
Lassé d’une longue journée
A inventer des vacances
Pour les ceux qui rêvaient de bleus
Le ciel l’avait rejoint
Et dans les bras envasés
De la terre endormie
Ils s’étaient aimés
Pour une seule et longue nuit

12 juillet

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Mes Everest : Marguerite Duras : écrire…

Poèmes de jeunesse : « peut-être… »

Le matin s’est levé…

Et je voudrais conjuguer le verbe aimer…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Rappelle-toi, la première fois que tu as utilisé le « il ou elle » c’est en grammaire quand il faut chercher l’accord quand il faut chercher le sujet, et qu’on doute alors on nous apprend qu’il faut dire qui est ce qui fait l’action…. et on répond « il ou elle ».
On cherche le sujet, on cherche et on finit par trouver. J’aime que la grammaire française ne s’enferme pas que dans l’objet qu’il soit direct ou indirect. J’aime savoir qu’il ou elle sont d’abord deux pronoms et qu’ils deviennent prénoms, parce qu’ils sont justement si personnels. Il ou elle et toutes les déclinaisons qu’offre la magnifique langue française, cette grammaire faite aussi de conjugaison, cette magnifique conjugaison qui réunit, qui assemble, qui complète et qui donne à des verbes creux et immobiles des rondeurs et des échos qu’on entend longtemps sonner au fond de nos cœurs, au profond…

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Rimes en train…

Poèmes de jeunesse : « la révolte »

Recette d’espoir…

Une belle et ronde marmite vous choisirez
Sur le bord d’une fenêtre
Tournée vers l’ouest
Délicatement vous la poserez
Vous l’oublierez
Vous rêverez
Quand le silence aura mijoté
Débordé
Vous la retrouverez
La ramènerez
Sur le feu doux et impatient

Quelques mots doux et sucrés
Vous aurez épelés
Au fond de la casserole vous les jetterez
Votre bouquet de rimes épicées
Vous ajouterez
Couvrez
Chantez
Salez
Sautez

Et pour finir
Servez

Oui j’allais oublier
D’un vin blond au souffle long et coquin
Vous l’arroserez

Onfkkk….

Une micronouvelle publiée au lancement de ce blog…

Poèmes de jeunesse. « Peur d’écrire »

Apprendre à se taire…

Il faudrait pourtant apprendre à se taire. Apprendre à ne rien dire. Oui, ne rien dire de ce qui sera toujours de trop. Prendre le temps de sentir, de ressentir et puis écouter, toucher, entendre, simplement. Il faudra apprendre à se confronter au silence, en apprécier la douceur. Il faudra apprendre à ne plus prendre le risque de d’abîmer les envies de sourire, de se serrer, de se retrouver et tout cela pour exister. Exister, résister, éliminer du champ de batailles de nos envies retrouvées, toutes ces paroles inutiles qui emplissent déjà de lourds silos de haines ordinaires. Il faudra éliminer tout ce bruit qui nous enterre, ce bruit qui nous fait mal. Ne plus commenter, essayer de comprendre, essayer simplement ou alors ne rien dire…

Attente ferroviaire : 1

Je republie quelques portraits

Il attend…

Les heures sont passées
Lentes et molles
Il est là
Raide
Seul
Dans le fond creux de ses yeux
Les restes blancs
D’une longue nuit
Pas un mot
Pas un cri
Le peuple du silence
Doucement l’engloutit

La norme et la beauté : le retour…

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Il y a bien longtemps que norme et beauté ne s’étaient rencontrées. Il est vrai que l’une comme l’autre avaient pris soin sur les injonctions de la police sanitaire de prendre et surtout de garder de la distance. Mais ce qui devait arriver arriva et les deux rivales ont fini par se retrouver. La norme dont on sait déjà qu’elle aime tout contrôler a donc pris la décision de convoquer la beauté.

– Gardez vos distances beauté ou alors restez masqué. En aucun cas vous ne devez me contaminer.

– Ne vous inquiétez pas je resterai masquée et ainsi vous n’aurez pas à supporter mon sourire bucolique…

– Bien, ceci étant dit chère beauté, encore une fois quel besoin aviez vous d’aller vous compromettre en ce lieu que je vous ai déjà interdit. Un parking de supermarché, et pourquoi pas un immeuble désaffecté quand on y est ?

-Voyez vous…

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Ouvrez les fenêtres…

Ne me parlez plus de votre monde de demain !

Je vous en prie,

Ne m’en parlez plus…

Regardez,

Ouvrez vos yeux endoloris…

Et surtout, surtout,

Prenez le temps de ne rien dire.

Une à une ouvrez ces fenêtres,

Que vous aviez condamnées.

L’ailleurs vous fait peur,

Le lointain vous effraie ?

Il est temps,

Il faut vous relever !

Retrouvons la norme et la beauté

Retrouvons la norme et la beauté…

La Norme et la Beauté…

Je vais republier pour mes nouveaux abonnés cette série de petits dialogues entre la norme et la beauté…

Avis de tempête…

La tempête ne souffle pas
Elle ne l’oserait plus
Dans son bouquet de vent d’ouest
Flottent des airs d’un silence fané
Nos yeux se sont usés
Sur des pages de rien
Qui défilent sans trembler
Elles sont si loin
Ces larmes de papier
Que dans un revers de main
Doucement ils aimaient caresser
Tous ont oublié
Le si beau regard bleu plissé
Du marin qui espère la lumière
A la lisière de la marge
Du rivage espéré
Enfermés
Englués
Dans des bulles de vide
Qui ont trahi nos rêves de rimes légères
Les hommes se noient sans une larme de sel

20 janvier

Deux touches de vague il a posées…

Une autre poésie de ma petite fille Lisa…

Nous sommes mercredi, c’est la journée des enfants, des petits enfants. J’avais déjà publié un texte de ma petite fille Lisa, 7 ans. Elle aime beaucoup écrire et surtout de la poésie, et vous comprendrez que son papou poète est fier, très fier d’elle. Avec son aimable autorisation je publie donc son dernier texte…

Il y avait un bateau
Très beau
Qui explorait les profondeurs
Car l’heure
Passait très vite
Dans le vide
Les fruits qui s’y trouvaient
Etaient rares
Il se régalait
Tellement
Que le soleil apparut
Lulu l’avait vu
Dans ce miroir
Elle avait soif

Lisa Moine

Message du tribunal académique…

Envie de republier cette séance du tribunal académique

Avatar de Eric NedelecLes mots d'Eric

Attention il sourit…

Le tribunal académique, une fois de plus et nous en sommes vraiment désolés, est resté silencieux pendant quelques semaines.
Il faut dire que le greffier du dit tribunal a été testé positif au Clownvid 001.
Il s’agirait selon les désinformations que nous avons survolées d’un nouveau virus non encore répertorié par les principaux logiciels de reconnaissance de mauvais caractère.
Les symptômes les plus caractéristiques de cette nouvelle maladie sont très inquiétants.
Il est évident que tout sera mis en œuvre pour éviter la contamination. Le premier symptôme est celui de la parole. Les personnes atteintes, et ce fut le cas de ce malheureux greffier, se mettent soudain à parler, à voix haute et intelligible. Il convient pour ne pas commettre d’erreur de diagnostic de ne pas confondre avec le syndrome un peu plus connu dit du « monologue ».
En effet les personnes infectées non seulement…

Voir l’article original 196 mots de plus

Ecoute petit homme…

Ne pars pas petit…

Ecoute petit
Ecoute le souffle bas
De ton monde qui soupire
Il n’en peut plus
Plus rien ne bouge

Regarde petit
Regarde la brume du lourd visage gris
D’un vieux monde qui s’est échoué
Sur les pâles rives
De nos peurs enfouies

Approche petit
Approche de ce grand corps affalé
Il voudrait s’étirer
Respirer
S’extirper

Reviens petit
Ne pars pas aussi loin
Il attend tant de toi
Pour avaler son chagrin

Lundi frileux…

C’était un lundi, c’était il y a un an… Presque rien n’a changé…

Ils attendent en souriant…

Matin d’hiver à la rime facile
Ma main ne tremble plus
Ouvre le coffre des mots de saison
Ils sont là discrets et dormants
Pas un qui ne bouge
Ils attendent en souriant

Le monde boite bas

Et ça continue…

Là-bas…

Là-bas , c’était il y a un an…

Songes…

Dans la profondeur d’une nuit noire
J’ai croisé le peuple des errants
Courbés dans l’angle mort
De nos rêves à finir
Ils entendent la promesse pour demain

Dans la réserve à mots…

Quelques conseils que je donnais il y a un an…

Au fond de l’armoire…

Il y a un an …

A partir de demain, je publie ma dernière nouvelle…

A partir de demain je publierai , en plusieurs parties la dernière nouvelle que j’ai écrite, pour une occasion bien particulière : les 25 ans de ma fille, Alice ma petite dernière. J’ai beaucoup, beaucoup travaillé ce texte… En avant première en voici le titre : 23 h 17

Soudain, un besoin d’océan…

Il y a un an

Homme de moins que rien…

En réaction à un « fait » d’actualité…

Homme de moins que rien

Visage mou

Regard moite

Poisseux d’ aigres sueurs

S’incruste entre les rires innocents

Homme de moins que rien

Expire le mauvais parfum

De la suffisance des quelques siens

Il était de ces bavards inutiles

Qui encombre les salons

Homme de moins que rien

Creuse en soufflant

Un gras sillon de silences aigris

Ils étaient tant à le suivre

Roses fanées à la boutonnière

Oublieux de ses arrogances

Dans ce monde aux sourires sucrés

Ignobles, infâmes

Ont repris en cœur

L’hymne gris de leurs violences cachées  

Dis lui…

Il y a un an…

Blues…

Un vieil homme au regard gris

Ferme les yeux

Il ne fixe plus le haut du mât

De ses vies passées

Les draps noirs de sa mémoire fripée

Dans la brume de nos larmes se sont emmêlés

Pas un qui ne claque

Pas un qui n’appelle

Le vieil homme est endormi

Il ne reçoit plus le chant des cargos

Dans le blues de son regard qui s’éteint

Les vents de l’Ouest se sont abîmés

C’est le matin qui siffle…

Il y a un an…

J’ai trempé ma plume dans la lumière de ses yeux…

Ce fut je crois un de mes plus beaux textes de l’année 2020

Le chemin des écoliers…

Dans l’angle sombre des souvenirs écartelés

Souffle court de l’arbre oublié

Dans le bleu glacé des yeux embués

Goutte d’espoir glisse sur le nu

Plus une ride sur le front de l’hiver qui plisse

Pas lourd des remords de l’été

Crisse sur le chemin des écoliers

N’oublie pas…

Chaque année je publie ce texte que j’avais écrit pour que nous gardions toujours en mémoire la tuerie de Charlie Hebdo

Dans l’hiver bleu

De ta mémoire encombrée

N’oublie pas

Les lourdes traces

Que la haine a laissées.

Dans les flammes ocres

De tes souvenirs douloureux

N’oublie pas

Les douces braises

Que l’humanité a attisées.

Sur la route mauve

De ta liberté écartelée

N’oublie pas

Les regards effarés

Des plumes qui se sont envolées…

Ombres

S’il te reste un peu d’espoir

Plonge dans cette belle flaque d’ombre

Tu entendras le noir murmure

Du monde qui s’est endormi

Au fond de mes poches de brume…

Les mains au fond des poches, je trouve quelques miettes

Larmes de vitres…

C’était l’année dernière, il pleuvait à travers les vitres du train…