La plus jeune viendrait le tenir par sa manche, On n’oserait pas dire : » Tu es pâle… » Et lui, Devant cette douceur des très anciens dimanches Souhaite pour pouvoir pleurer, qu’il fasse nuit.
J’aime cette timide fraîcheur Elle entre en riant par la petite fenêtre Une grue grince au sommet du village J’entends le son creux des masses sur les coffrages Les maçons sont à la tâche Le chant du coucou comme une caresse d’horloge Je suis si bien dans ce presque silence
Il y a parfois un trou dans le vide que laissent les absents On y passe discrètement une tête On laisse son Å“il se poser sur cette trace profonde On attend doucement Sans rien dire sans attendre Là juste derrière le dernier souvenir On entend le long murmure D’un si beau fou rire…